Le contact avec Mars et les autres mondes (1/2)

Publié le par Aurélia LEDOUX

Le contact avec Mars et les autres mondes (1/2)

Message du Guérisseur Lestrys

 

Je reviens en ce doux jour pour vous dicter un nouveau message, pour vous parler de la connexion entre nos deux mondes, même si nous sommes sur la même planète.

 

Par le passé, votre monde entretenait des échanges nombreux avec les habitants du cœur de la Terre. Il s'est tissé des liens forts qui ont subsisté dans certaines traditions, notamment en Asie et en Amérique, ainsi qu'en Afrique.

 

Ces liens sont les plus souvent de l'ordre de l'esprit, oui, car les êtres de l'Intérieur influencent profondément votre civilisation.

 

Il en est de même pour les autres planètes, et justement, nous en prenions conscience.

 

Nous venions de retrouver notre charmant petit compagnon, Lokhaïl, fraîchement remis de ses soins.

 

Le petit alien tout heureux était empli de joie, d'énergie, il gambadait dans l'herbe, jouant avec Stency, et le petit Nimlin, un petit alien très timide.

 

Nous étions soulagés qu'il en soit ainsi. Lokhaïl brillait de lueurs argentées au soleil, et sa peau nouvelle était habitée d'une intense énergie, tout comme celle de Célia, ma compagne.

 

Célia et moi-même étions devenus très proches. Elle m'enseignait tout ce qu'elle pouvait sur son peuple, l'art très élevé qu'ils avaient de guérir, d'agir par l'esprit sur les possibles en suspens. Il existait une très grande organisation spirituelle, et les lieux de pèlerinage, de soins, étaient nombreux en notre région. Au bas des montagnes existaient de très vieux temples avec des sources aux propriétés fort variées. Tous les êtres qui venaient fraîchement d'arriver, notamment les Terriens avaient besoin de boire cette eau pour s'acclimater.

 

Mon ami Paul était de ceux-là. Il était perdu en quelque rêverie, car il venait justement d'apercevoir une femme peintre qui avait retenu toute son attention les jours précédents.

 

Le sage Darsimen et moi-même, nous sommes proposés pour veiller sur le petit Nimlin en l'absence de Paul. Il partit donc en excursion. Mais ce jour là, il n'obtint guère de succès, la cabane de la jeune femme était vide. Il se résigna donc à la tristesse et la jeune et jolie femme finit par sortir de son esprit.

 

Il s'écoula quelques semaines et notre guide, Derryl, revint nous visiter.

 

  • Nous serions heureux de votre venue en un lieu que certainement vous aimeriez visiter, nous confia t-il

  • Vraiment ? Et quel est cet endroit ? demanda Laïev

  • Il s'agit de la planète Mars, lança t-il

  • Et pourquoi nous ? m'étonnais-je. Une équipe d'explorateurs serait bien plus appropriée !

  • Vous êtes des explorateurs, assura notre guide. Ce que vous avez vécu dans les cavernes de l'intérieur a affiné vos capacités naturelles. Lors de cette mission, vous n'aurez rien à redouter. Une aide vous sera apportée en cas de besoin. Il vous suffira de nous rendre compte de ce que vous voyez. Cette mission ne comporte que fort peu de risques.

  • Vraiment ? s'étonna Paul

  • Vous devrez visiter une ancienne cité martienne et vous documenter sur son architecture, ensuite, vous serez invités à gagner les hautes cavernes de l'intérieur, un véhicule sera mis à votre disposition.

  • Et pourquoi devrions-nous agir ainsi ? demandais-je.

  • Parce qu'il est en ces lieux des êtres qui ont besoin de vous, fit simplement notre guide.

     

Je parvins à sourire. Je devinais qu'il nous faudrait mener des êtres affaiblis en un endroit sécurisant.

 

  • Mais la planète Mars est un lieu de haute radiance, hostile, et… irradié, soupirais-je

  • Oui, en effet, émit posément notre guide en joignant ses longs doigts. Vos corps ont muté, ils s'y trouveront très à leur aise. Vous n'avez rien à redouter. Voici pourquoi vous serez parfaits pour cette exploration. Je vais vous laisser réfléchir, dit-il en se levant.

 

Il s'en fut, et nous sommes restés à deviser, pesant le pour et le contre. Les enfants, en particulier Stency et Lokhaïl, voulaient partir de suite, en soirée. Nous avons finalement apprêté nos bagages, décidant qu'un peu d'aventures nous serait profitable.

 

Le matin venu nous étions parés, mes jambes tremblaient quelque peu, et il me faut avouer que sans la présence de Célia, je n'aurais certainement pas été en mesure de seulement envisager cette mission. Mon amie lumineuse diffusait une intense énergie, et le simple fait de sentir sa main dans la mienne dissipait les pires de mes craintes.

 

Elle sourit en nous fixant tous, et avec grâce, ouvrit un passage, menant de notre verger jusqu'à un lieu splendide tout paré de fleurs.

 

Là se tenait le grand alien Derryl, qui nous attendait, bien évidemment.

 

  • Je suis ravi de ce choix, courageux voyageurs ! lança t-il. Les experts ont apprêté la salle de téléportation. Vous allez entrer au salon bientôt, vous y serez acclimatés.

 

Nous avons donc suivi notre guide.

Un par un, nous devions entrer en une chambre climatique, imitant parfaitement un environnement martien. Là, nos paramètres physiologiques seraient mesurés. Puis, si tout allait bien, nous serions envoyés à bord d'un vaisseau en orbite autour de la planète et on nous enverrait explorer la surface martienne par la suite.

 

J'entrais dans une sorte d'antichambre, où l'on m'invita à passer une combinaison spatiale assez serrée mais confortable. Célia m'offrit un pendentif ravissant, pour me protéger. Un petit alien m'expliqua comment activer des filtres qui entouraient ma combinaison. Il y avait des filtres permettant de repousser les particules fortement ionisées, et un masque, pour parer à tout malaise éventuel. Il nous fut expliqué que nous pourrions respirer l'air martien, mais seulement quelques heures, car il n'était pas assez riche pour nous. Il était comparable à une atmosphère d'altitude. Les enfants, eux, n'y seraient pas exposés, ils étaient encore trop jeunes, leurs poumons n'étaient pas assez développés.

 

J'entrais donc dans le salon comme l'on m'y invita. Je pus me mouvoir assez bien, même si la pression était différente, un peu plus légère que celle d'un vaisseau. J'escaladais une petite pente, puis sentis mon esprit divaguer quelque peu. J'avais été prévenu. J'économisais mon souffle. L'atmosphère se raréfia, vers la toute fin de l'expérience. Je conservais mon calme et ajustais posément mon masque. Tout se passa bien, l'air afflua aussitôt à mes poumons.

 

Je sortis de la pièce, soulagé et heureux. La dernière phase du test, consistait à mettre en pratique un problème de raréfaction d'atmosphère. Mes compagnons, de même, firent merveille. Les enfants aussi, durent passer ce test. Il n'était pas prévu qu'ils soient exposés à l'atmosphère de la planète, mais ils devaient apprendre à maîtriser le matériel eux aussi, en cas de panne inopinée.

 

Pour éviter tout risque, un véhicule garantissant notre sécurité serait mis à notre disposition.

En soirée, on devait nous transborder vers un croiseur de lumière en orbite autour de Mars. Je m'attendais à quelque passage spectaculaire, mais on nous mena par un couloir fort ordinaire, où je sentis un mince rideau d'énergie totalement invisible. Nous étions passés ! Le couloir était blanc avec des parements noirs et des éclairages bleus et roses superbes. Au bout, se tenait une vaste baie vitrée montrant l'espace.

 

Il vous sera difficile de croire cela, mais face à cette vision, je me sentis aussitôt chez moi !

Tout au bas de la fenêtre, en se penchant, on pouvait admirer le spectacle d'une sphère terreuse, parée de verdâtre et de jaune pâle. C'était Mars dans toute sa splendeur !!!

 

Je fus habité d'un émoi très vif. Le petit Stency murmura une prière. Le spectacle nous absorba plusieurs minutes. Les guides nous laissèrent contempler ce monde tout à loisir sans nous troubler, puis nous convièrent en une salle d’entraînement sportif.

 

Là, on nous invita à enjamber des obstacles serrés à une faible gravité. Tout ceci nous sembla très amusant au début, mais ensuite, nous avons réalisé que certains mouvements exigeaient une bonne concentration.

 

Ce lieu était peuplé d'êtres de lumière et d'aliens magnifiques, qui dégageaient des lueurs colorées, comme Célia. Ce fut mon amie, qui se montra la plus habile au franchissement d'obstacles et de gouffres. Il était évident que la maîtrise de la gravité et la prescience du sage Darsimen allaient nous être précieuses, lorsque je vis l'inextricable dédale de galeries et de boyaux que nous devions emprunter. On nous précisa que nous serions déposés à un moment où la température était supportable, soit d'environ trente degrés au maximum. Bref, il s'agissait d'une mission éclair dans un premier temps, afin de localiser des blessés.

 

Un moment de méditation nous fut accordé. Chacun de nous se retira, je m'installais en une chambre paisible où je choyais le petit Stency.

 

En soirée, arriva le moment de nous mettre en route. Mais cela est bien relatif, car dans la région de Mars, où nous devions nous rendre, le soleil révélait une aube nouvelle. Il nous fut demandé de prospecter avec célérité et prudence.

 

La cité était fort grande. Avisant une chenille à répulsion de belle taille, Lokhaïl poussa un cri joyeux. Les êtres de Lumière s'étaient surpassés !

 

Il émit des couinements aigus à peine perceptibles que Darsimen comprit fort bien.

  • Oui, brave petit cœur, ce sera toi notre pilote ! s'extasia t-il

  • Et toi, tu devras surveiller les capteurs, exposais-je à Stency. Ils vont nous montrer les animaux, les blessés.

     

Le petit Nimlin, un peu chagrin, émit un son attristé, se sentant de nulle utilité.

  • Pas du tout, répondit Darsimen. Nous avons besoin de connaître l'hydrographie de cette région, une carte nous serait d'une grande utilité. Peux-tu la dessiner ?

 

Le petit alien ravi émit un cri joyeux en montant dans la chenille. J'y grimpais à mon tour, de même que le valet Issaltir, Eratsu et Mellkit, plongés dans une conversation intense sur les hiéroglyphes. Il était évident que ce serait à eux de répertorier et de filmer les ensembles d'architecture que nous allions visiter.

Chacun prit place sur son siège en se sanglant étroitement. Entouré de Célia et de Stency, j'étais pleinement heureux.

 

Bientôt, le vaisseau lumière perdit de l'altitude et le bip de départ retentit. Au moment opportun, une trappe s'ouvrit, nous éjectant dans l'espace à une vitesse intense. Le petit Lokhaïl agit aussitôt sur les commandes, il déploya les déflecteurs, inversa la poussée et corrigea l'angle d'approche du vaisseau. Darsimen le félicita et l'invita à ralentir encore.

 

La belle sphère jaune d'ocre se rapprochait, le sol était légèrement trouble, en raison de la poussière et du voile formé par l'atmosphère. C'était un spectacle confondant de beauté. La région que nous devions explorer était située près d'Hellas. Il y a là nombre d'impacts préoccupants, avec d'anciens bassins nucléaires, du fait de l'usage passé d’armement transgressif. (41°26' 41.00 S - 82° 40 33 E 40° 44 ' 55 S – 80° 58' 14 E )

 

Notre action était essentielle, car vivaient en ces contrées de pauvres créatures meurtries, et notre devoir était bien sûr de les secourir. Notre petit vaisseau, parfaitement invisible, évita avec brio des lignes de faisceaux radar, et se dissimula aux capteurs. Darsimen, avec sa prescience habituelle, le fit louvoyer en certains courants. Le meilleur moyen d'être en sécurité était évidemment de ne pas être repérés.

 

Il existait sur Mars certains groupuscules américains avec ce que vous nommez des « paras », et nous n'étions point pressés de les rencontrer. J'ai cru comprendre qu'ils étaient peu enclins à prendre le thé. Malgré notre mission pacifique, ils nous soumettraient certainement à un interrogatoire sévère, nous menaçant de leurs armes, avec le primitisme borné hélas propre à la plupart des représentants de l'armée.

 

Il était sur Mars également, certaines peuplades de lézards des sables hostiles, proches des Lacertans. Ceux là étaient très bien adaptés à l'atmosphère et aimaient à rançonner d'éventuels voyageurs. Mais il se trouvait aussi d'honnêtes chercheurs aliens et c'était vers ceux là que nous allions.

 

Nous étions conscients de la présence de différentes peuplades de nomades, des grands humanoïdes mutés avec des autochtones, plus paisibles, qui aimaient à vivre en paix. Au cœur de cette planète, vivaient bien sûr des êtres de Lumière, des habitants de Vénus, ainsi que d'autres planètes du système solaire, qui possédaient des hangars, des bases, des cultures avec de grandes villes souterraines très accueillantes menant jusqu'à la surface.

 

Je m'étonnais que ces êtres si sages ne soient point mandés pour aller converser avec nos prochains « invités ».

 

  • Ils en auraient peur, fit le sage Darsimen. Voilà la raison première. Nous sommes comme eux, ce point (pont) est essentiel.

 

Notre vaisseau a plané de manière fort agréable au dessus d'une superbe arête pierreuse, il subsistait en bas de nombreux éboulis. Nous étions éblouis de la beauté minérale de cette planète. Darsimen, cédant à la demande suppliante d'Issaltir, invita Lokhaïl à poser le vaisseau.

 

  • Vous êtes autorisés à faire un peu de géologie, nous prévint-il. Je ne perçois rien alentours, mais ne vous éloignez pas trop.

  • Je viens avec vous, fit Célia joyeusement.

 

Sa présence était essentielle, car il était évident qu'avec elle, rien ne pourrait nous arriver. Célia sortit avec grâce la première du vaisseau. Elle me tendit la main et je la suivis. J'étais presque plus absorbé par sa beauté que par le paysage alentours. Elle se déplaçait sans équipement, ce lieu ne pouvait lui causer aucun mal. Il me fallut faire un effort pour me concentrer sur cette planète. Je réalisais avec un bonheur très grand que je venais de poser le pied sur un nouveau monde.

 

Le sol était sableux, composé de sable jaune pâle, très fin, et de blocs plus gros d'une roche sombre, une sorte de schiste, mais en bien moins friable. Au premier regard, je songeais à de la diorite noire, car cette roche brillait, un peu comme de l'obsidienne, mais en bien plus dur.

 

Je fixais un point vert pâle devant moi et aperçus une créature. Un lézard se chauffait au soleil. Il faisait à peine cinq centimètres de long. Issaltir se pencha et préleva quelques cailloux, les montrant à Mellkit. Paul et Laïev vinrent nous rejoindre. Eux portaient une combinaison et leur visage était entouré d'une barrière énergétique plus importante que la nôtre. Ils ne purent toucher directement le sol. Ils avaient été contraints de mettre des gants, mais la joie qui les animait était très vive. Nous avons prélevé un certain nombre de roches, fascinés, puis j'escaladais une petite colline avec Célia. Un soleil jaune pâle nous incitait à la rêverie. Le ciel était blanc, jaune d'or, et bleuté dans le lointain. De fins nuages vaporeux couraient sur les sommets. Tout autour de nous, à perte de vue, des sommets crème et rosés s'illuminaient des premières lueurs de l'aube. Le vent était faible. Je me penchais et avisais aussitôt une herbe rase très sèche. Auprès de celle-ci, un étrange organisme bougeait, ranimé par le soleil levant.

 

Il était comparable pour ainsi dire à une sorte d'escargot, il sortit de sa coquille lentement et s'épanouit dans la lumière, heureux de sentir l'humidité ambiante. L'animal étrange était entouré de longues soies qui formaient comme un soleil. Il était certainement abrité dans son enveloppe calcaire lorsque les rayons du soleil devenaient trop ardents. Pour l'instant, une petite flaque se formait au pied de cet étrange corail, grâce à la fonte du pergélisol.

 

Issaltir voulut s'approcher, mais Célia l'en dissuada.

  • Restez à bonne distance pour filmer, nous dit-elle. Ces animaux peuvent prendre peur. Ils ne sont pas habitués à notre allure. Et leurs tentacules sont certainement urticants. Ils doivent s'en servir pour capturer des insectes.

Le grand alien observa donc de loin les motifs chatoyants sur la partie minérale de ces formes de vie. En dessous, le socle calcaire était de couleur blanche. En ce lieu, il ne subsistait autrement pas beaucoup d'autres formes de vie, à part des sortes de collemboles, ou des puces des glaces, qui bondissaient autour de nous, à chacun de nos pas. Mais cela était trompeur, car j'aperçus un terrier, de toute évidence, la vie souterraine était très active.

 

Nous sommes revenus au vaisseau, le ciel s'éclairant davantage, devenant d'un bleu pâle très plaisant au fil des minutes.

Les enfants nous bombardèrent de questions et nous exposèrent qu'ils avaient réussi à localiser certaines présences au loin.

 

Nous étions tout près de la cité à présent. Notre vaisseau survola un vaste plateau, puis apparut une très grande caldeira.

 

En son centre, à plus de 800 mètres de profondeur, les ruines de grands ensembles fastueux se révélaient. La cité était construite en basalte, constatais-je. Compte tenu de la violence des explosions, les bâtisses avaient été intégralement soufflées, ne laissant plus de ce lieu qu'une montagne d'arasements. Mais en dépit de cette destruction, la partie inférieure de la cité était intacte.

 

Les gardiens de ce monde avaient circonscrit et dépollué majoritairement la zone radioactive, mais celle-ci demeurait interdite au vol. Près de notre position, seule l'atmosphère était chargée en particules radioactives. Pour s'en protéger, le vaisseau était entouré d'un épais bouclier. Nos combinaisons filtraient intégralement tout élément dangereux.

 

Darsimen montra un point sur un écran et pria Lokhaïl de poser le vaisseau dans un grand hangar délabré. Les enfants avaient localisé trois êtres qui s'enfuirent à notre approche.

 

  • C'est par la voie de l'esprit que nous les trouverons, amis, exposa Darsimen.

 

Dans l'incapacité d'approcher les rescapés, nous étions malgré tout heureux d'être là. Issaltir proposa tout naturellement d'explorer la cité, et nous avons aussitôt accepté.

 

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

 

 

 

 

Publié dans Messages

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isabelle strutz 31/12/2019 15:20

vivement la suite ! merciiii

Aurélia LEDOUX 05/01/2020 14:27

Chère Isabelle, Je suis ravie, de plus, ce message a été très agréable à recevoir, vraiment exceptionnel pour moi également !