Le premier vol 7

Publié le par Aurélia LEDOUX

Le premier vol 7

Message du Professeur Zolmirel

 

Un autre message du Professeur Zolmirel.

Je suis là, votre ami à tous !

C’est une joie de revenir vous donner la suite de ce long périple. Nous nous étions embarqués et avions survolé le monde sépulcral, nous avions réussi à y implanter un peu de vie végétale et bactérienne. Et nous en repartions alors, vraiment heureux de notre réussite.

 

Notre ancienne Erazel, nous avait informés que notre prochaine destination serait une lune de glace comme il en existe beaucoup dans le système stellaire.

 

Mes petits compagnons, le jeune Nerti, d’une curiosité sans limite, et le petit Zilner, tout impatient, étaient ravis de visiter cette nouvelle belle de nuit. Erazel nous avait garanti que ce monde en dormance était sans danger pour nous.

 

Il ne comportait pas de vie inverse pas de menace voilée, dans son atmosphère, ni son sol.

 

Certains mondes émettent des vagues pulsantes de particules atomiques fortement ionisées et cela est dangereux pour la vie première. Mais ici, la belle était entourée d’une fine atmosphère et d’une ionosphère parfaitement à même de filtrer le rayonnement gamma et ultraviolet.

 

Une faible partie arrivait au sol, ce que nous appelions les « vagues », était dangereux pour un être humain, mais point pour les nôtres, car nous avions développé des équipements protecteurs.

 

Nous parvenons aussi à absorber aisément une partie de cette radioactivité, bénéfique pour la vie, comme vous pouvez le faire, si votre corps s’y adapte.

 

Nous étions donc là, devant ce grand inconnu et curieux de ces vagues, curieux de savoir comment elles affecteraient notre métabolisme, celui des plantes.

 

Les nôtres sont très bien constitués et habiles à s’adapter à toutes formes de rayonnements de respirations planétaires, cela nous a été offert pour que nous puissions semer les mondes.

 

Amoni, lui, ne pouvait se rendre partout, mais il était très à l’aise sur les hauteurs, car son peuple vient des montagnes. Quant à Erazel, malgré son grand âge, elle était partante pour toutes les aventures possibles et inimaginables, pourvu que cela soit le plus périlleux possible.

 

Et donc, elle en fut enchantée, puisqu’il en était bien ainsi. Notre navire rétrocéda, un matin alors que nous venions de nous lever. Un fort mouvement de tangage nous affecta tous. Je faillis trébucher, avec mes compagnons, nous nous sommes immédiatement rendus dans la salle de pilotage.

 

Erazel était là, riant et conversant de joyeuse humeur, tandis qu’elle évitait de vastes corps rocheux non répertoriés avec une maîtrise exceptionnelle. Dorian et Orel, à ses côtés étaient parfaitement détendus, ils lui faisaient entièrement confiance.

 

Je m’approchais avec peine et pus enfin gagner un siège. Amoni était blême, il salua nos compagnons avec hésitations.

 

- Quelle belle journée … hésita t-il. Ce lieu n’est-il pas … dangereux ? s’enquit mon sage ami, d’ordinaire si posé.

- En aucune manière, fit Erazel d’un ton rieur. Ce que je puis m’amuser ici !!! Et ces astéroïdes sont tous plus magnifiques les uns que les autres, n’est ce pas ?

- Certes oui, mais je me demande pourquoi ils sont si rapprochés, émit Amoni avec effroi

- Cela est un lieu de convergence, exposa Orel. En cette marée gravitationnelle, va naître dans plusieurs années une nouvelle petite planète. Lorsque la fusion aura lieu, tous ces corps vont s’agglomérer pour former une enveloppe régulière. Il en est toujours ainsi dans l’espace. Voilà pourquoi cela n’est pas répertorié sur les cartes.

 

Le vaisseau louvoya entre de superbes rocs parsemés de neiges brumeuses, de cratères et de pics acérés. Les enfants avaient l’expression d’êtres qui rêvent éveillés et mon ami si nerveux en cet instant finit par se détendre pour vraiment apprécier ce spectacle.

 

Erazel fit sortir le vaisseau de la zone dangereuse et céda les commandes à Dorian. Elle distribua à chacun de nous une boisson revigorante.

 

- Un petit vol tranquille mon jeune ami, pas vrai ? dit-elle en riant à Amoni

- Si vous le dites émit ce dernier avec une expression peinée, en réprimant une intense vague de nausée. Il me faudra un peu de temps, je le crois bien avant de pouvoir manger quelque chose.

 

Le malaise de mon ami passa cependant, et Erazel me proposa le plus naturellement du monde de piloter la nef en phase d’approche.

 

- C’est que, je n’ai jamais piloté un si vaste bâtiment, bégayais-je

- Il ressent tout ce que vous êtes, tout ce que vous émanez, assura notre sage ancienne

 

Dorian me fixa d’un air confiant et je pris place aux commandes avec une sensation d’émerveillement mêlée de crainte.

Je saisis la manette de décélération et promenais mes mains sur le tableau de bord. La nef réagit aussitôt en émettant des notes profondes. La moindre caresse permettait d’incliner ou non le navire, et je tentais de me familiariser avec ces gestes qui dépendaient également de ma volonté. Je fixais un petit point blanchâtre loin devant nous, un peu sur la droite.

 

Le vaisseau mit aussitôt le cap sur le monde si éloigné.

 

- Il sent… mon intérêt, bégayais-je.

- Oui, il est vivant, ne l’oubliez pas, me répondit Dorian. Lui aussi aspire à répandre la vie sur les mondes éloignés.

- Je suis un peu… déstabilisé, il n’existe point de dispositif de gouvernail, ni de paliers magnétiques progressifs, comme sur les plates-formes à répulsion.

- Le vaisseau ressent ce que vous souhaitez, il adapte son allure en fonction du seuil magnétique qu’il traverse, si vous approchez d’une planète, comme c’est le cas ici, il va aussitôt se mettre en phase d’approche.

 

C’est bien ce qui se produisit, et je cédais donc les commandes à Erazel, qui devait effectuer la dangereuse manœuvre de la rentrée atmosphérique.

 

Cette manœuvre est la plus risquée lors d’un vol. Le vaisseau peut partir en vrille, rebondir sur les couches atmosphériques, ou même se briser, si l’angle de rentrée atmosphérique n’est pas correct. Cet angle dépend de l’épaisseur de l’atmosphère. Plus l’atmosphère est fine, plus la rentrée est brève et rapide, plus l’angle est élevé, parfois, le vaisseau décélère presque à la verticale.

 

Pour une nef à la voilure circulaire, évidemment, le vaisseau rentre sur le côté et non sur le ventre. Le frottement est très réduit, mais néanmoins présent malgré les dispositifs de déflection, qui repoussent les atomes d’atmosphère. Les ingénieurs ont mis au point ces boucliers afin de protéger le blindage des vaisseaux, et les passagers des trépidations.

 

Notre vaisseau se stabilisa et descendit à partir de la haute atmosphère, il y eut quelques légères secousses à peine perceptibles, tant Erazel était habile.

 

Les enfants jubilaient, tout comme eux, je fixais le monde laiteux qui nous attirait éperdument. C’était une jeune lune, un monde transorbital qui se déplaçait pour l’instant près d’une jeune étoile de faible intensité. Les lunes transorbitales étaient fréquentes dans ce quadrant et les hautes hiérarchies avaient prévu de placer celle-ci à proximité d’une planète massive pour stabiliser son orbite trop agitée.

 

Cette lune était parfaite pour cela, elle était de la masse la plus appropriée qui soit, et son énergie était exactement complémentaire à celle de sa future planète-mère.

 

Nous étions émus et euphoriques. Bientôt, les zones glaciaires apparurent, voilées d’une brume épaisse. Il régnait un froid intense sur ce monde. La nef plana au dessus de très hauts sommets parés de congères géantes, de pitons de glace éternelle bordant de vastes crevasses. Une paix sereine m’envahit, et j’essuyais discrètement quelques larmes. Mon émotion était intense. Amoni était tout aussi ému, nos regards se croisèrent et je serrai la main de mon ami.

 

Erazel avec sa bonté habituelle frôla les plus hauts massifs, rien que pour nous faire profiter de la vue splendide. Les paysages neigeux, à perte de vue, entrecoupés de rocs inclinés qui jaillissaient des crevasses abruptes nous fascinaient.

 

Il était de vastes étendues de glaciers avec une faible activité volcanique en dessous et par endroits, sous les eaux plus chaudes, des dégazages montaient jusqu’à la surface. A cette occasion, la glace se muait en superbes nappes d’eau turquoise. Notre vaisseau a plané au dessus de ces zones et Erazel a ouvert un compartiment. Une belle pluie colorée s’est déversée alors dans ces eaux nouvelles.

 

Je ressentis une très belle émotion. Les formes de vie que nous venions de semer comblaient ce petit monde et il nous le faisait savoir. Erazel avait semé des algues, du phytoplancton, des amibes et des formes de vie autres, notamment les protozoaires.

 

Un beau jaillissement d’écume bouillonnante salua notre passage. Nous avons vu en ce geyser le signe que ce monde nous accueillait joyeusement.

 

Je perçus une pensée féminine très douce. La conscience de cette lune était assez humble et agréablement surprise que l’on ait fait un aussi long voyage pour la peupler de nouvelles formes de vie, comme le corail.

Je compris que notre mission serait facilitée.

 

Erazel fit plonger le vaisseau en une zone de tourmentes, comme les sommets qui nous environnaient étaient superbes !!! Il s’agissait de très hauts pitons de lave millénaires figés par les ans et sculptés par les vents de glace.

 

Un sommet parmi les autres abritait une zone fort étroite, tout juste suffisante pour poser un bâtiment comme le nôtre. Mais les vents étaient si vifs que cela risquait d’être assez délicat.

 

Erazel s’approcha avec précautions, se déportant au dernier moment lorsque venait une nouvelle bourrasque pour reprendre de l’altitude. Autrement notre nef risquait de heurter violemment les monts alentours.

 

Je fis agir mon fluide, de même qu’Orel, Amoni et Dorian et le vaisseau se stabilisa finalement. Il atterrit dans une couche de neige relativement molle. Par précautions Erazel déploya plusieurs pieds supplémentaires munis de harpons.

 

- Nous sommes arrivés mes amis, et votre aide a été très bienvenue.

- Quelle habileté est la vôtre de piloter ce bâtiment !, lança Amoni d’un ton enchanté 

 

Nous nous sommes dirigés vers le sas, tout heureux et joyeux. Erazel a distribué des cristaux protecteurs aux enfants qui n’en avaient pas.

 

- Voici pour vous chers petits cœurs, ils sont personnels, ne vous en séparez pas.

 

Nerti et Zilner les ont pris d’un air émerveillé.

 

Ces cristaux sont à chaque fois très beaux et composés de plusieurs gemmes que les anciens choisissent en fonction de nos personnalités, de notre état vibratoire. Ce sont eux qui les réalisent toujours. Orel et Dorian possédaient des cristaux similaires qui leur permettaient de se rendre aisément sur de très nombreux mondes sans subir les dommages dus aux radiations. L’information encodée dans le cristal était propre à leur planète mère.

 

Nous sommes descendus du vaisseau, chacun d’entre nous portant un pic à glace et un déflecteur atmosphérique. Erazel nous fit des signes encourageants mais resta dans la nef. Cela était indispensable, au cas où la paroi de neige en vienne à bouger.

 

Je marchais avec émoi dans la poudreuse. L’atmosphère était pure et piquait mes voies respiratoires. Nous ne portions pas de masques, ni de scaphandres. Ce monde était si froid que nous peinions à y respirer, aussi, chacun mit un lainage sur sa tête, muni d’un dispositif servant à y réchauffer l’air.

 

Dans la mesure du possible, nous évitons l’emploi de scaphandres, qui gênent trop nos mouvements et limitent notre perception.

 

Amoni s’assura que les enfants et que tout ne monde allait bien, puis, nous nous sommes mis en route en ayant pris soin de nous encorder.

Nous étions au sommet d’une gigantesque montagne aux parois presque verticales et une sensation de vertige intense me fit tourner la tête. Je tombais à genoux après quelques pas. Je sentis une main qui m’aidait à me relever. Aussitôt, une énergie immense m’habita. Quelque peu honteux, je me retournais. C’était Dorian qui avait agi de la sorte.

 

Je fixais mon ami d’un air ravi. Les autres ne s’étaient aperçus de rien, par chance. J’aurai été trop attristé de manquer une seule seconde de cette mission ou de la compromettre par un problème d’altitude. Nous sommes parvenus à une paroi rocheuse abritée derrière un roc géant qui pointait vers le ciel et protégée du vent.

 

Chacun s’est assis pour reprendre son souffle. Amoni, lui, s’est mis à creuser le sol avec vigueur en sept endroits. Orel a creusé en une dizaine d’autres endroits. Ce sont les enfants qui se sont approchés et qui ont répandu des formes de vie glaciaires. Ils ont murmuré des bénédictions, puis avec mes compagnons, nous avons rebouché chaque emplacement.

 

La vie présente dans la glace allait mettre un temps infini à maturer, tout en restant en hibernation et le jour où la neige fondrait, elle se répandrait dans les eaux premières de cette jeune planète. Voilà pourquoi des sommets si hauts étaient choisis.

 

Le petit Nerti tremblait sur ses jambes et Amoni lui donna un biscuit. Quant à Zilner, qui était très jeune, il peinait à respirer. Dorian le serra près de lui et toucha ses mains, notre plus jeune petit aventurier parut ragaillardi. Nous avons contemplé l’horizon baigné de nuages gris ardoise, entrecoupés de lueurs jaune pâle, et de brumes omniprésentes. Dorian dut porter le petit Zilner, mais celui-ci, en photographe hors pair, prit de nombreux clichés de ce monde superbe.

 

Je vois une image. Ils sont sur un petit plateau de glace, presque au sommet, en ce lieu un peu abrité du vent, on voit l’horizon, jusque fort loin, on a l’impression d’avoir la tête dans les nuages tant ce sommet est haut pour la planète. Le ciel est zébré d’éclats jaune pâle, avec des brumes gris clair, qui s’élèvent des montagnes tout autour, de part et d’autre de cette vue superbe. La glace miroite comme du verre bleu pâle et elle est parée d’éclats de roche grise et noire. Encore plus loin, on voit des zones bleu turquoise, des nappes d’eaux volcaniques. Le vent souffle très fort, ils sont déstabilisés par des rafales de plus en plus vives. Malgré leur joie de contempler pareil décor, ils sont contraints de revenir au vaisseau.

 

- Il nous faut nous en aller d’ici au plus vite, émet Amoni, d’un ton précipité.

- Du calme, dit Dorian. Nous ne sommes pas encore en danger. Que les enfants passent en premier. Ce lieu est stable, soyez rassurés.

 

Amoni aide le petit Nerti à marcher, puis vient Dorian qui porte Zilner, ensuite moi, qui tremble de froid, et notre ami Orel, qui ferme la marche.

 

Le froid s’intensifie, malgré nos habits chauffants qui nous protègent et les déflecteurs. Je serre très fort le bâton déflecteur, mais mes pas sont de plus en plus incertains. Ma tête tourne. Finalement, une lueur orangée surgit devant mon regard, nous sommes tout près du vaisseau.

 

Orel m’aide à monter à bord, et je m’effondre dans le sas. Mes compagnons poussent des cris d’effroi.

 

Lorsque j’ouvre les yeux, je suis étendu dans un lit douillet, mes mains portent plusieurs bandages avec un onguent à l’odeur très agréable. Il fait bien chaud. Un diffuseur d’énergie calorifique m’entoure, ainsi que des lampes à cristal orangées.

 

Dorian est là, il saisit mes mains aussitôt et l’image devient plus nette.

- Votre gant était endommagé mon ami, dit-il et votre bâton déflecteur plutôt défaillant. Vous avez bien du mérite d’avoir tenu si longtemps !!!

 

Dorian me montre en effet un gant dont l’intérieur de la doublure comporte une large déchirure.

 

- N’avez-vous donc rien senti ? me demande-t-il avec surprise

- Eh bien en vérité, ce paysage était si beau … L’engourdissement passe en second dans ces circonstances. Et vous m’avez prodigué votre énergie…

 

Mes autres compagnons m’entourent et chacun sourit en me voyant.

- J’ai réparé ton bâton, lance joyeusement le petit Nerti avec un charmant sourire.

- Tu n’as plus mal ? demande Zilner un peu inquiet

- Nullement, nullement, vous voir tous auprès de moi est un tel réconfort…

 

Je dus en ce moment verser quelques larmes de gratitude. Chacun de mes compagnons m’embrassa pour me laisser me reposer. Dorian était occupé avec ce gant qui avait posé problème et lorsqu’il me le tendit, je vis que l’intérieur avait été recollé de manière presque invisible pour former comme une ligne de couture parfaite.

 

- Voilà un fil à repriser bien étrange, m’étonnais-je.

- Il m’importe que vous soyez remis rapidement et que cela ne se reproduise plus pour l’un des vôtres. Tous les équipements ont été inspectés avant le départ pourtant. Mais le froid était si vif sur ce monde que les cellules à énergie se sont déchargées plus vite que prévu.

 

- Nous nous trouvions pourtant en une zone clémente, de – 70 degrés environ !!!

 

Dorian rit de bon cœur, il serra gentiment mes mains et me laissa dormir.

 

En soirée, je pus me lever, le vaisseau était reparti dans l’espace et nous étions en orbite autour de la belle lune glacée. Je la contemplais par le hublot et émis une prière. Une pensée vive et allègre me répondit en un murmure.

 

Notre mission était un succès, même si j’avais failli finir gelé. Ce sont des choses qui peuvent arriver lorsque l’on part en mission. Mais mes compagnons avaient toute de suite su ce qu’il fallait faire.

 

Je les ai rejoints pour l’heure du soir, et Erazel m’accueillis avec de grands cris de joie, de même que les enfants. Oui, quel accueil ils me firent !

- Voici notre rescapé !!! Prends donc place ! Tu étais très attendu, dit-elle en montrant les enfants

Nerti se précipita pour m’embrasser et Zilner, qui était plus petit serra mes jambes. Je portais le petit alien pour l’embrasser et je m’assieds avec mes compagnons. Dorian me fit un clin d’œil et me servit un délicieux plat de mousses et de champignons que j’appréciais par-dessus tout.

- On peut dire que tu nous as fait peur ! lança Amoni d’un ton un peu tremblant

Les Kolals sont toujours un peu lents à affirmer leurs émotions, même si celles-ci sont intenses. Mon ami me serra très fort près de lui avec un large sourire.

- A l’aventure, lança Erazel en levant sa tasse

- A notre brillant botaniste rescapé, répondit Amoni

- A la belle lune de glace qui va fleurir de partout, émit le petit Nerti avec une foi absolue

- Aux photos que nous allons pouvoir montrer à tous nos amis, reprit Zilner

- Aux périls traversés avec succès, assura Orel

- A l’amitié dans l’espace ! fit Dorian d’un air enchanté

- A vous tous, mes amis, répondis-je à mes compagnons avec une joie très vive

 

Par la baie vitrée, la vaste lune glacée, toutes parée d’éclats de diamant et de voiles nuageux semblait nous remercier et nous sourire, elle aussi. Cette mission avait été périlleuse, mais c’était un immense succès.

 

Je défis lentement les bandages de mes poignets et vis que seule une légère marque violacée subsistait. Normalement, des gelures d’une telle intensité mettent plusieurs semaines à cicatriser ! Je sentis un regard et croisais les prunelles bleu profond de Dorian. Mon ami leva sa tasse d’élixir et me fit un sourire ravi.

 

Cette mission n’était vraiment pas ordinaire.

 

Je vous remercie, chers êtres de la Terre bleue de suivre nos aventures avec tant de soin,

 

Votre ami le professeur Zolmirel et tous ses compagnons,

 

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