Les arches stellaires

Publié le par Aurélia LEDOUX

La structure de l'univers

Voici un rêve très profond, tout à fait étonnant que j’ai pu faire à plusieurs reprises et qui m’a donné un sentiment de paix très bienvenu. J’ai tâché d’écrire tout ce que j’ai pu voir sans en déformer le sens. L’image de l’illustration correspond de manière assez fidèle à ce que j’ai pu entrevoir, mais en plus dorée et multicolore.

Je flotte dans le vide spatial absolument libre de toute pesanteur. Je me trouve sous forme éthérée, plutôt sous forme d’esprit, hors de mon corps. Cet état est fort agréable, toutes les sensations liées à la pesanteur, et à l’effort, notamment pour se déplacer, sont bannies. (les perceptions liées aux températures, à la pression, à la sensation de l’air autour de soi, sont absentes.)

Pourtant, je peux voir fort bien et dans presque toutes les directions. Je peux également retenir des informations, mais non les interpréter. Tous les soucis liés à la vie présente et les préoccupations existentielles sont soudain bien insignifiants !

Tous les évènements que j’ai pu retenir, en gros, toute ma mémoire, se trouve loin derrière moi. Mon esprit seul se détache et avance dans une autre direction.

Le passage s’ouvre soudain, un point lumineux apparaît, puis un tunnel. Au cœur de celui-ci s’écoulent des particules dorées. Elles forment les parois du tunnel et fusent de plus en plus vite à une vitesse fantastique en m’entrainant.

Cette sensation est indescriptiblement merveilleuse et grisante. Cet endroit se trouve au-delà de l’espace et du temps. Au-delà de la trame existentielle du monde. Si la vie était un livre, ce lieu serait une gigantesque bibliothèque. Je vois soudain une douce lueur claire et apaisante. Je m’approche plus près pour voir. Ce que je vois est à la fois très petit et très grand. Je suis moi-même très petite, mais la structure est titanesque. Pourtant je peux détailler chaque élément avec précision, comme si mon regard parvenait à zoomer sur certaines portions.

De délicates structures, comme de la soie lumineuse très brillante et lisse, forment un réseau complexe d’une incomparable beauté. De minuscules points lumineux multicolores s’écoulent lentement au travers de tubes opalescents. Les tubes forment comme des couloirs de verre souples et harmonieux et un flot d’étoiles colorées s’écoule à l’intérieur.

Les parois des couloirs sont éclairées par l’éclat des étoiles qui s’y déplacent. L’intérieur du couloir contient une matière subtile très ténue, comme du gaz, qui forme un courant. Ce gaz entretient aussi une interaction avec les étoiles qui s’y déplacent, les étoiles procèdent du gaz d’une certaine manière.

Entre les arcs formés par les différents couloirs, se trouvent des bulles sombres. En fait, la lumière des arches délimite des zones de vide.

Je m’approche encore, à l’intérieur du couloir le plus proche, je distingue alors une galaxie. En fait, chacun des points chatoyants que je prenais pour une étoile, constitue en réalité une galaxie et chaque couloir en contient des milliers et des milliers…

Ces galaxies sont de toutes les couleurs et de toutes les formes possibles, la forme la plus présente est celle d’une spirale ou d’une ellipse. Il y en a des dorées, des pourpres, des bleutées, chacune d’entre elles est un parfait chef d’œuvre.

Je suis totalement subjuguée par un spectacle aussi incroyable et je ressens une émotion immense. Je n’ose plus bouger le moins du monde, je ne peux que regarder encore et encore, chaque petit point lumineux s’écouler harmonieusement à travers ces couloirs cristallins. Cette structure est absolument parfaite et je ne ressens plus que de la Paix et une profonde reconnaissance. On n’entend absolument aucun bruit, sauf une vibration très douce qui baigne ce gigantesque réseau de mondes.

Je prends peu à peu conscience de cette immense et glorieuse architecture. Je suis vraiment troublée de pouvoir contempler quelque chose d’aussi grand.

Je suis profondément déconcertée par l’échelle de ma vision – et aussi de pouvoir jouir d’un tel privilège.

Ensuite, je perçois d’autres informations qui me sont données sous forme de concepts et d’images psychiques. J’aimerai dire qu’il s’agit d’une voix, mais ce n’en est pas une, car les esprits peuvent communiquer plus facilement sans le recours des mots.

Cela ressemble au fait d’être immergé dans de l’eau et de baigner dans la connaissance pure. Comme si ces arches lumineuses délivraient un message et étaient omniscientes. La présence qui se dégage alors, est très douce et d’une très grande bonté.

Sa puissance se manifeste par le mouvement qui anime la rotation et le cheminement de toutes ces galaxies, une puissance à peine concevable. De telles arches sont immenses, chacune d’elle contient en essence le germe originel de notre monde.

« Peu à peu, au fil des âges, ces germes croissent, se développent, et c’est à nous de veiller à leur perfectionnement. La matière, en son essence est perfectible et aspire à devenir lumière. »

De telles arches évoluent et se meuvent dans l’espace, elles sont fragiles et forment comme les parois minuscules des bulles de savon. Les galaxies s’écoulent dans ces zones, un peu comme la mousse du savon, elles subissent des pressions et suivent des courants précis. Il s’agit d’un ensemble de filaments stellaires disposés un peu comme une trame, mais de manière aléatoire.

La pression s’exerce sur les parois des arches, de même, les galaxies cherchant à s’écouler à travers un passage étroit génèrent des pressions et les élargissent. On assiste à une rétroaction. Mais tout cela n’est que douceur, ce que je vois correspond à une échelle de temps vertigineuse.

Je suppose qu’à l’échelle d’une vie humaine, le mouvement des galaxies à l’intérieur des couloirs serait imperceptible.

L’ensemble constitue comme une rivière harmonieuse aux multiples ramifications.

Le nombre de galaxies diminue suivant l’étroitesse du couloir. Le couloir semble formé d’un verre irisé et souple à la fois. Les couloirs ont des formes multiples et variées, mais ils s’étrécissent toujours en leur centre.

Il existe une sorte d’influence subtile, une sorte de champ, de souffle très pur, qui balaie l’espace et le néant, en donnant la vie, le mouvement aux galaxies.

Ce souffle, celui de la Création, se fait alors ressentir en permanence. Sa puissance est telle, que même aujourd’hui, il souffle encore, il est empli d’Amour. Celui de la Source, qui a conceptualisé, puis créé les mondes.

Je contemple à nouveau ces couloirs, dont certains ne se voient pas, suivant la manière dont la lumière est réfléchie.

Il me vient encore à nouveau l’idée que percevoir une vision si gigantesque est très étrange, eut égard à la taille modeste de l’esprit humain. Mais soudain, je réalise à quel point l’esprit est limité par la conception finie de ses perceptions.

Il n’existe en réalité nulle finitude. La sphère des perceptions de l’esprit humain est vouée sans cesse à s’étendre et à rayonner, comme l’univers.

Il me semble tout de même impossible qu’un être aussi humble que moi, puisse admirer pareil prodige.

Mais là encore, je réalise mon erreur – et si ce que je voyais, ne se trouvait pas non seulement dans l’univers, mais également en moi-même ? En chacun d’entre nous ?

Qu’une telle incommensurable beauté sommeille en nous, au cœur de notre ADN, voilà qui est plutôt encourageant !

Cette vision me procure à chaque fois un bien-être extraordinaire lorsque je la revois. A aucun moment je n’ai ressenti de la peur. Elle illustre la bienveillance et la constante attention des architectes de l’univers et des esprits qui veillent sur le monde. Leur bonté est bien grande de nous envoyer de telles visions.

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

Publié dans Messages oniriques

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Samuel 10/01/2016 16:27

C'est un très beau texte qui m'a transporté. Merci Aurélia. Les grands architectes de l'Univers réalisent les plus belles créations qui soient.

Aurélia LEDOUX 11/01/2016 13:45

Bonjour Samuel, soyez remercié pour votre message agréable. Ce n'est qu'un rêve qui s'est reproduit plusieurs fois. Bien des personnes ont sans nul doute ce type de perception et on commence tout juste à s'y intéresser.
L'esprit humain ouvre des portes inattendues bien lointaines.

Cordialement,