Voyage dans le monde des défunts

Publié le par Aurélia LEDOUX

Voyage dans le monde des défunts

Le portail de l’après-vie

Intrigués, les médecins se penchent sur les témoignages, de plus en plus fréquents de N.D.E., (Near Death Experiment) ou expérience de mort imminente.

J'ai longtemps gardé tout ceci pour moi, et il me paraît intéressant de publier ce texte, qui constitue un très lointain voyage bien inattendu.

Il m’a été donné de pouvoir voyager très loin et très longtemps d’une manière tout à fait spectaculaire. A chaque fois de riches images d'une beauté époustouflante sont venues à moi. J'ai eu beaucoup d'expériences proches de ce que les spécialistes nomment le voyage astral. Un tel état de choses a été spontané, et pas du tout recherché, comme certains peuvent le faire avec la méditation ou des plantes hypnotiques par exemple.

Le stade de flottement que je décris ici, intervient souvent le matin, lorsque le corps physique est bien reposé, et que l'esprit s'en éloigne consciemment. Le stade du voyage intervient lorsque l'esprit s'échappe beaucoup plus loin vers d'autres dimensions.

L'esprit ne peut semble t-il s'éloigner que si le corps est suffisamment apaisé et engourdi, avec une paralysie complète, et une inhibition des cinq sens au moyen de l'hormone du sommeil (le GABA qui bloque les neurorécepteurs). L'efficacité de cette hormone semble augmenter lorsque l'on est allongé sur le dos, sans oreiller. L'hormone se diffuse alors plus facilement pour inhiber le système nerveux.

Le corps, du moins le cerveau, tourne sa perception vers l'intérieur et reçoit beaucoup d'informations. Le cerveau lors d'un voyage peut visualiser des images, mais non les interpréter, car cela tire sur l'oxygène du corps physique et l'éveille.

Lors de cet état, la respiration et le rythme cardiaque sont très lents, comme lors de la méditation.

Voici une dizaine d’années environ, en 2005, je me trouvais au matin parfaitement reposée et mon esprit était très impatient de s’échapper une nouvelle fois.

L’état de paralysie habituel a débuté, comme je plongeais dans un sommeil éveillé. Je me mis alors à parcourir les rues d’une cité bleutée fort saisissante de beauté. Ce lieu était brillant et lumineux, des plantes sauvages y poussaient librement, la ville souterraine était immense.

Pendant ce rêve étonnant, je pouvais entendre les bruits qui avaient lieu tout autour de moi, sans en ressentir de gêne, notamment le passage des voitures, et même celui de l’aspirateur.

Je pouvais percevoir ce qui venait à mes yeux, mais non l’interpréter, puis, sans transition, je passais du stade de flottement, à celui du voyage.

J’empruntais alors un puits profond et tourbillonnant, qui se prolongeait en un couloir ouvrant sur un autre monde.

Il s’agissait d’une maison bourgeoise vue depuis le jardin, une mansarde à trois travées, ou quatre et comprenant au moins deux étages. Les volets étaient verts et le jardin accueillant. Je me trouvais sous une forme sphérique et flottais à environ deux mètres du sol. Mes membres étaient soudés à mon « corps », mais pouvaient s’en écarter au besoin. Mes jambes étaient absentes, et ressemblaient plus à une sorte de queue, comme celle d’un têtard qui aurait eu un corps éthéré et lumineux.

C’était très agréable d’’être sous cette forme, car je pouvais me déplacer fort aisément, simplement par la pensée, dans toutes le directions.

Les personnes que je voyais dans le jardin étaient aisées, mais sans excès. Ils menaient une vie simple et confortable. Il s’agissait de plusieurs sœurs. L’une d’elles venait de se marier et rayonnait de bonheur.

Son époux était très élégant, et avait sensiblement le même âge. Je voyais que la jeune femme était extrêmement éprise de lui, je ressentais tout son amour. Une vibration très agréable émanait de cette famille. L’homme était habillé à la mode de 1850 et portait une moustache, la femme, très brune, possédait un teint pâle et rose. Elle était vêtue d’une imposante robe immaculée ourlée de dentelles. Le tissu était si fin, qu’il était presque transparent et la robe en comportait plusieurs épaisseurs.

La nuit allait tomber et le couple se retira dans une chambre comportant plusieurs grands lits. Il régnait une intense complicité entre les mariés et ils bavardaient gaiement.

Je flottais jusqu’à un soupirail et pénétrais à travers les barreaux. La pièce était très lumineuse et agréable. Je ressentis alors tout ce que la jeune femme éprouvait en cet instant, le jour de ses noces.

Elle se trouvait au comble de la félicité et envisageait l’avenir comme une suite de jours heureux ininterrompus.

Soudain, je me trouvais à sa place, en train de parler à son époux, pour lui exposer que je souhaitais une grande famille.

J’avais ainsi, chose incroyable, pris la place de la jeune femme, et je ressentis sa joie immense et merveilleuse à contempler le visage de son cher époux, en se disant qu’elle allait passer sa vie auprès de lui !

Puis, la scène changea, je me trouvais dans un jardin boisé et très lumineux. L’endroit ressemblait mystérieusement à un paysage de campagne que je connaissais bien.

Il y avait la même paix, les mêmes peupliers, et les champs au loin, je ne me rappelle pas avoir vu de construction. Il faisait extrêmement beau, mais la lumière ne blessait pas les yeux, elle était au contraire plus douce et plus éclairante, un peu comme si cet environnement de paix et de calme scintillait lui aussi.

Au loin je vis des champs et des jardins où poussaient des fleurs et des plantes immenses. Un petit groupe de personnes jardinait et mon père se trouvait parmi eux. Je me trouvais éloignée du champ, et devant moi, un cours d’eau limpide s’écoulait, au dessus de ce dernier, un petit pont arrondi en pierre l’enjambait.

Toutes les personnes qui peuplaient ce lieu avaient l’air calmes et paisibles. Elles me semblaient extrêmement heureuses, au point de n’éprouver que des émotions positives très apaisantes.

Mon père me dit alors qu’il se trouvait bien en ce lieu, qu’il avait retrouvé tous les membres de sa famille et que tout se passait bien pour lui.

Je vis alors que d’autres personnes l’entouraient, ils souriaient tous et me parlaient gentiment, tous ces gens paraissaient emplis d’amour et de quiétude, à un point que je ne saurai décrire avec des mots. Ils respiraient la bonté.

Et moi, je n’étais que tristesse. J’étais si heureuse de voir tant de membres de ma famille que je n’avais pas connus, de voir enfin une vraie famille, que je ne pouvais les abandonner, que je ne voulais pas m’en retourner.

Je repensais à tous mes soucis, et je me disais que je ne voulais pas revenir dans le vrai monde. Je savais que c’était une transgression de laisser son corps derrière soi, mais je souhaitais pouvoir demeurer en cet endroit avec ceux que j’avais retrouvé.

Je souhaitais connaître la même paix que celle qu’ils éprouvaient, même si je savais au fond de moi que c’était mal, que mon heure n’était pas encore venue.

J’avançais alors vers le pont pour le franchir, mais mon père, effrayé, me dit de ne pas m’approcher, que je ne devais pas traverser ce pont.

Je m’élançais alors néanmoins, car je souhaitais à tout prix le retrouver et le rejoindre, je lui dis que je regrettais tout ce qu’il s’était passé de triste entre nous.

Je lui ai dit aussi qu’il m’importait peu de mourir pour passer en ce royaume et que j’étais désespérée par la vie que je menais, donc, que je n’avais rien à perdre.

Alors, tout se passa en un éclair, le ciel se couvrit et s’assombrit, d’immenses nuages noirs défilaient à une vitesse ahurissante et le tonnerre gronda.

Un souffle immense me repoussa en arrière, et je fus aspirée en un tourbillon d’une rapidité vertigineuse. En même temps, j’entendais la voix de mon père et de tous ces gens lumineux qui disaient qu’ils m’aimaient et qu’ils veilleraient sur nous désormais.

Un chant incroyablement beau, empli d’une immense émotion retentit alors. Peut-être proche de Serge Reggianni ou d’un autre, mais en encore plus beau, car ceux qui chantaient, ils y mettaient tout leur amour, pendant que je me débattais dans le tourbillon. Je criais alors de toutes mes forces, mais le souffle ne s’arrêta pas.

Je mis longtemps à regagner mon corps que j’avais voulu quitter pour toujours. Je luttais pour pouvoir m’éveiller et retrouver ma conscience, je pus à nouveau progressivement entendre les bruits qui m’entouraient.

Je ne parvenais pas à bouger mon corps, c’était comme si mes membres étaient paralysés. J’entendais l’horloge égrener les demi-heures. J’étais toujours au niveau du stade de flottement, je m’efforçais de respirer de plus fort pour sortir de cet état, mais la vague de paralysie me reprenait à chaque fois.

Alors, je m’efforçais de bouger dans tous les sens et de me redresser sur mon oreiller.

Le GABA et la paralysie qu’il engendrait diminuait peu à peu et je pus enfin ouvrir les yeux et bouger.

Je devais absolument me lever pour éviter que ce sommeil ne revienne. Je mis environ une demi-heure pour pouvoir me réveiller complètement. Mes membres étaient engourdis.

Je ressentais des vertiges, une immense fatigue, accompagnée d’un mal de crâne important, mais j’entendais toujours la merveilleuse chanson, comme un hymne à la Vie. J’étais si heureuse dans mon cœur ! Je les avais trouvés, et ils allaient bien !

Le merveilleux message d'amour de ceux que j'avais perdu luisait dans mon cœur comme un espoir grandissant !

Les choses ont bien mieux été pour moi après cet incroyable voyage. Tout s’est amélioré pour ma famille, sûrement grâce à l’action de mon père et des êtres lumineux qu’il m’avait été donné de voir.

Je souhaite partager cette expérience avec vous, pour qu’elle vous éclaire et vous rende le sourire. Tous ceux que nous avons perdu ne nous quittent pas vraiment, ils sont là à nos côtés, à nous veiller patiemment.

Certains deviennent sans doute des anges et s’emploient à saisir les mains qui demandent chaque jour leur aide.

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

Publié dans Messages oniriques

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