LES ALIENS ET LA TERRE

Publié le par Aurélia LEDOUX

LES ALIENS ET LA TERRE

 

Qui sont vraiment les aliens ?

Tous les membres d’une même population sont-ils représentatifs de ceux qui la dirigent ?

Je vois beaucoup d’aliens, dans mes visions, mais aussi en rêve.

Tous ces êtres sont très présents dans mon quotidien et il me plait de vous en parler.

Vous êtes de plus en plus nombreux, chers amis lecteurs, je tiens à vous en remercier tout particulièrement.

Votre intérêt m’encourage à écrire plus sur ces êtres.

Je souligne une fois de plus le fait que je n’ai aucune preuve de tout ceci. Les aliens que je vois en pensée et dont je reproduis les paroles me semblent cependant des êtres sages, fort instruits et extrêmement paisibles.

Il m’importe en vérité de rendre justice aux aliens, que les films dépeignent essentiellement comme des monstres cruels, avides de faire de nous des cobayes ou de nous cuisiner.

Je sens bien que les aliens fascinent et qu’ils inquiètent en même temps. Mon but est simplement de vous faire partager tout ceci, afin de vous donner un autre aperçu de la situation.

Les aliens que je vois en vision, sont souvent de paisibles explorateurs, surtout des botanistes.

Certains viennent sur Terre en exil, suite par exemple à une disgrâce.

C’est le cas des aliens issus des deux planètes Dale, dont il est interdit aux populations respectives de se marier.

Voici mes deux précédents articles sur ces mondes et leurs habitants :

http://une-petite-lumiere-pour-chacun.over-blog.com/2015/05/les-civilisations-des-aliens-eclaires.html

http://une-petite-lumiere-pour-chacun.over-blog.com/2015/05/le-regard-des-aliens-sur-notre-monde.html

Les Grands et les Petits Daliens, ne doivent pas se mélanger. Ceux qui forment des couples sont envoyés sur Terre « un monde dangereux » pour étudier la végétation, entre autres.

Ils doivent bien sûr se dissimuler à notre regard lorsqu’ils viennent chez nous. Certains possèdent des facultés très élevées qui leur permettent de passer inaperçus en prenant l’apparence de leur choix. Cela est indispensable, sinon ils auraient de nombreux ennuis.

La plupart des aliens vivent près de la nature. Ils trouvent notre monde très beau malgré la société humaine et ses villes polluées.

Les aliens font de nombreuses études sur nos sols, la qualité de notre eau, l’organisation de notre société, les appareils que nous employons, ainsi que notre ADN. Il existe beaucoup de peuples.

Les savants aliens que je vois, habitent souvent des édifices délabrés qu’ils s’empressent de remettre en état. Ce sont des êtres soigneux, qui considèrent l’aptitude à entretenir un intérieur ou un vaisseau spatial comme une qualité primordiale.

Ainsi, ils sont quelque peu étonnés de l’état des trottoirs en ville lorsqu’ils arrivent.

Certains se font tirer dessus dès que leurs navires se posent.

Voici ce que dit Cypria :

  • Les Terriens sont fermés sur les civilisations d’outre-espace. Les dirigeants pensent que nous sommes des envahisseurs et les citoyens sont peu enclins à croire à notre existence.

Beaucoup d’aliens sont cependant heureux chez nous, ils fuient la tyrannie de leur régime et s’adonnent à la culture.

Voici la suite du récit consacré aux Daliens, Telinn, un physicien de Dale Minor, et Cypria, botaniste de Dale Major, avec leur ami Ulni, sociologue passionné, recueillent un jeune clone blessé, le petit Alzir. Ce dernier ne fait pas partie de leur peuple, mais ils décident de l’accueillir malgré tout.

Ils ont été exilés sur Terre afin d’y étudier notre monde et occupent une demeure ancienne assez vétuste. Cela s’est fait aisément par l’intermédiaire d’amis déjà sur place, qui veillent à leur installation.

Ils doivent se rendre au magasin de matériaux et décident au passage d’explorer la ville. Seuls Telinn et Cypria, sa compagne, font ce voyage. Ulni est en effet extrêmement introverti.

Dans l’après-midi, Telinn, escorté de Cypria, devait partir en reconnaissance dans la ville voisine. Pour passer inaperçus, ils avaient pris soin de se déguiser. Leur mission consistait à découvrir l’emplacement du magasin de matériaux le plus proche. Le beffroi avait besoin de nombreuses ardoises afin de redevenir étanche. Les pans inclinés de la toiture nécessitaient des cordes et des harnais.

Telinn et Cypria empruntèrent le train. Un ami leur avait fait parvenir des coupons d’abonnement. Ce procédé les interloquait.

  • Il faut payer pour pouvoir voyager à la surface de la planète ? s’étonna Telinn. C’est étrange.
  • Le monde des Terriens est basé sur l’argent. Les Terriens sont payés pour travailler et en échange, ils doivent payer à la société tout ce dont ils ont besoin pour subsister, expliqua Cypria.
  • C’est parfaitement absurde, si tu veux mon avis, et puéril, ajouta Telinn.

En effet, sur Dale, il aurait été parfaitement insensé de payer pour bénéficier de quoi que ce soit. Les rapports sociaux n’étaient pas fondés sur l’argent, mais sur le plaisir de travailler ensemble. La confiance remplaçait le profit et l’obligation.

Ils descendirent un escalier ponctué de flaques douteuses et arrivèrent sur le quai, ce dernier était sinistre et les voies de chemin de fer jonchées de détritus.

Cypria avançait d’un pas incertain, elle n’avait pas l’habitude de se chausser, mais elle comprenait à présent la nécessité de cet usage. Telinn lui agrippait fermement le poignet, il n’avait aucun plaisir à se trouver en pareil endroit. Leurs amis avaient longuement expliqué que la Terre était un endroit dangereux pour les aliens.

Un groupe de voyageurs particulièrement bruyant avec plusieurs enfants en bas âge les intimidait. Le train arriva dans un bruit de ferraille.

Telinn était atterré, il n’avait cessé de fixer le ciel, s’attendant à voir venir un vaisseau.

Cypria déverrouilla la porte, le wagon avait l’air confortable et raisonnablement propre.

  • C’est un véhicule roulant ! Les Terriens ne connaissent donc pas la lévitation ? s’écria le petit alien.
  • Non, du moins en apparence, il va falloir faire attention, c’est une pratique inhabituelle ici. Nous ne devons pas nous trahir, répondit Cypria.

Deux hommes au regard admiratif détaillèrent sa silhouette mince aux jambes parfaites lorsqu’elle s’assied.

Le train arriva rapidement à destination, une gare animée s’étendait devant eux. Ils traversèrent promptement, puis empruntèrent une avenue bordée de commerces. Telinn détailla les devantures avec curiosité.

  • C’est plutôt inattendu, je me demande bien pourquoi ces établissements vendent tous des habits pour Terriens ! Il n’existe pas le moindre magasin de réacteurs, ni de pièces détachées pour navires ! s’exclama le petit professeur.
  • Les gens d’ici ne construisent pas d’avions eux-mêmes si tu veux savoir. Je crois que c’est interdit. Pour voyager, ils utilisent des chars roulants, ils appellent cela des voitures, répliqua Cypria en souriant.

Telinn observa les évolutions des files de véhicules qui encombraient les rues. La circulation était si dense qu’il n’aurait guère été possible de voir davantage de voitures accolées les unes aux autres dans un espace si exigu.

Une fumée âcre entourait les voitures, à tel point que les bâtiments environnants étaient complètement noircis.

Ils choisirent une voie moins fréquentée et marchèrent à un rythme rapide en escaladant une rue escarpée. Telinn avait émis une projection spatiale fructueuse dans cette direction. Les projections permettaient aux aliens de se repérer dans l’espace en suivant le chemin le plus court d’un point à un autre.

D’après la carte, ils seraient bientôt parvenus au point de rendez-vous. Une série de villas coquettes aux petits jardins fleuris s’alignaient et des oiseaux jouaient entre les haies. Cypria sourit à ce spectacle charmant, après tout, les hommes étaient capables de faire de belles choses.

Ils entrèrent sur le parking. Devant eux, le magasin se dressait et deux de leurs amis les attendaient à côté d’un camion.

  • Quel bonheur de vous revoir ! s’écria le plus petit en leur serrant les mains. Nous avons aussi besoin de tuiles. Vous n’avez pas eu trop de peine à trouver ?
  • La projection de Telinn était parfaite, fit Cypria.

Ils entrèrent dans le magasin, puis en ressortirent avec des harnais et des cordages.

Non loin, une clôture délimitait des carrés réguliers où des tuiles et des matériaux divers étaient soigneusement empilés. Ils s’approchèrent. Telinn ne mit pas longtemps pour découvrir le modèle exact d’ardoises qu’il leur faudrait.

  • Des ardoises ? Vous en voulez combien ? demanda le vendeur.
  • 522, répondit Telinn.
  • C’est très précis ! fit l’homme en riant. Prenez-en 550 vous aurez de la réserve.

Les amis des deux aliens, s’empressèrent de les aider à passer commande et à payer.

Pendant ce temps, Cypria avait trouvé un appareil de levage permettant de déplacer les ardoises. Le vendeur ébahi la regarda faire.

  • Mon épouse est très sportive, expliqua Telinn.

L’homme s’inquiétait néanmoins, il restait à disposer les ardoises à l’intérieur du camion et ce dernier ne comportait pas de monte-charge. Telinn s’occupa de distraire le vendeur, pendant que Cypria faisait léviter les ardoises en quelques secondes. Peu de temps après, elle revint tranquillement ranger le chariot devant l’homme ébahi.

  • J’aimerai bien avoir une femme comme la vôtre ! s’exclama-t-il. La mienne ne fait que se plaindre !

Telinn, gêné s’empourpra et remercia le vendeur de ses services.

Le trajet du retour fut assez bref, Ulni les attendait avec impatience. Ils déchargèrent les ardoises et leurs autres achats. Les travaux avaient bien avancé. Trois aliens nouveaux venus étaient passés leur rendre visite et avaient achevé de renforcer la charpente à l’aide de formules de rigidification moléculaire. L’un d’entre eux était en mesure de transformer le bois le plus fragile en un matériau aussi solide que l’acier. Cette pratique leur épargna beaucoup de travail.

Ces petits visiteurs charmants avaient entrepris de réparer une partie de la toiture. Leurs poids insignifiant et leur agilité exceptionnelle leur permettaient de se déplacer sans échafaudages. Cypria leur passa les tuiles et les ardoises par une lucarne au fur et à mesure. En peu de temps, les divers trous de la toiture furent rebouchés.

Il leur restait à nettoyer les poutres et le grenier, où certaines plantes avaient poussé, à la grande joie de Cypria.

Un nouveau venu, le petit Alzir, fraichement soigné les observait. Il demeurait encore choqué de son accident. Il se trouvait à l’intérieur d’une nef d’aliens peu amènes, avec cinq membres d’équipage. Le vaisseau s’était écrasé et il n’en restait pas grand chose. L’impact avait été repéré, et le seul survivant, un jeune clone, avait été recueilli par les aliens.

Il n’était pas rare que les missions d’approche comportent de jeunes clones innocents, et donc incapables de révéler quoi que ce soit.

Alzir avait accepté de bonne grâce que sa mémoire soir sondée. Il avait grandi dans une cuve de petits clones. Ces derniers, employés surtout à l’entretien des réacteurs, effectuaient les tâches les plus dangereuses. Il leur arrivait de sortir dans l’espace, et de s’approcher très près des gigantesques moteurs en activité.

Cypria regarda le petit être attentif. Alzir n’avait que quatre ans.

Elle l’avait installé dans une chaise confortable afin qu’il profite du soleil. Son pied mutilé, en effet, devait repousser à la gravité terrestre.

Malgré sa blessure, Alzir était désireux de proposer son aide.

Le professeur Telinn et Cypria le traitaient avec douceur. Ils ne ressemblaient pas aux aliens durs qui le brutalisaient lorsqu’il ne travaillait pas assez vite. Et puis, ici, il pouvait voir le ciel et sentir le vent sur son visage.

D’une certaine manière, sa peur commençait à s’envoler. Peur de ne pas avoir à manger, peur que le filin de sécurité rompe, terreur d’être aspiré par un réacteur à plasma.

Cypria s’approcha pour refaire son pansement et appliqua un onguent sur son pied. Puis elle lui servit un breuvage reconstituant. Elle commençait à s’attacher au petit être et elle sentait un intérêt réciproque émaner d’Alzir. C’était tellement merveilleux et tellement inattendu, Alzir ne faisait pas partie de son peuple.

Les Daliens, surtout les grands, possédaient une philosophie particulière fondée sur l’acceptation. Il fallait accepter son présent afin qu’advienne un avenir meilleur. L’avidité, l’ambition, n’engendraient que dispersion et altéraient la perception du présent.

Le fait de savourer une existence simple, la capacité d’être heureux facilement, le peuple de la Terre semblait l’avoir oubliée. Les hommes ne se contentaient plus de plaisirs simples, ils voulaient toujours plus. Gagner plus d’argent, amasser plus d’objets inutiles, dépenser plus dans des plaisirs futiles.

Cypria contempla le soleil qui tombait derrière l’horizon faisant naître des panaches roses, un spectacle magique. S’ils étaient venus sur ce monde finalement, peut-être étaient-ils destinés à rappeler à l’homme de telles vérités qu’il avait seulement oublié ?

Elle lut dans le regard du petit blessé la même connivence, la même félicité.

  • Le bonheur vient à point, il nous appartient de le reconnaître lorsqu’il se présente, fit-elle en souriant au jeune alien.

Alzir sourit alors en retour. Il commençait à s’habituer à être heureux.

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Publié dans Récits symboliques

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