Nouvel extrait du récit Aspiré dans l'espace

Publié le par Aurélia LEDOUX

Nouvel extrait du récit Aspiré dans l'espace

Deuxième volet de la saga "Les Voyageurs Galactiques"

 

 

Ce récit stellaire est la suite du long voyage d'Horatio, qui visite plusieurs mondes de lumière.

 

Pour vous en donner un aperçu, voici un extrait du début de ce deuxième récit illustré, dans lequel  je décris plusieurs civilisations de lumière, et ce de manière bien plus détaillée que je puis le faire sur mon blog :

 

 

Une belle journée s’annonçait sur Dale Major. Cypria vit un rai de lumière filtrer à travers les épais rideaux. Elle s’étira, puis se leva. Cypria était une grande Dalienne, elle appartenait à un rang de la population respecté, pour ses qualités, notamment, de chercheurs en biologie.

 

Elle admira un délicat nuage irisé de panaches lilas, qui s’étendait au dessus des arbres. Dale Major était un monde recouvert d’une épaisse végétation luxuriante, avec des forêts humides, pour elle, un paradis incontesté.

 

Cypria était passionnée par l’étude des plantes médicinales, elle se trouvait âgée pour nous, d’environ vingt deux ans. Sur sa planète, les jours duraient deux heures de plus et la répartition des activités était ainsi différente. Les Daliens possédaient une silhouette mince et élancée. Pour son âge, Cypria était très grande. Bien qu’elle se trouvât dépourvue de cheveux, elle affichait un visage d’une infinie douceur, aux grands yeux brillants. Ses jambes d’une extrême finesse, lui conféraient une démarche souple et gracieuse. Elle habitait encore avec ses parents. Ils faisaient partie d’une de ces familles exceptionnelles, ayant reçu l’autorisation gouvernementale permettant de recevoir un clone. Les grands Daliens vivaient très vieux, et la taille de la population était sévèrement contrôlée.

 

Néanmoins, le gouvernement n’exerçait aucune coercition, car les grands Daliens étaient presque exclusivement stériles. Le clonage était pour eux le seul moyen d’avoir des descendants. Les parents de Cypria s’étaient vus récompensés de la sorte pour avoir effectué des recherches brillantes en biologie. Ils avaient découvert des variétés d’algues et de plantes d’une résistance exceptionnelle. Le gouvernement de Dale avait été heureux d’offrir des échantillons de semences à d’autres peuples qui luttaient contre la désertification de leurs mondes.

 

Après avoir passé une série de tests positifs, les généticiens avaient accepté de les recevoir. Ils avaient attendu de nombreuses années, puis, ils étaient retournés à la capitale, Astri, le jour convenu, submergés d’émotion. Dans certaines régions, les Daliens devaient patienter plusieurs décennies pour pouvoir être parents. Mais les grands Daliens acceptaient cette situation, ils savaient qu’à ce prix, ils pouvaient être tous heureux. Doryl et Almide avaient découvert leur enfant sans en croire leurs yeux. Les généticiens avaient respecté leur vœu et avaient mêlé leurs deux patrimoines génétiques à proportion égale. L’ADN du futur enfant avait ensuite été redressé, c'est-à-dire amélioré, pour lui garantir santé et longévité. De cette manière, les grands Daliens étaient très fiers de leur technologie, ils prétendaient ainsi que leur patrimoine génétique était pur.

 

Mais Cypria savait qu’il n’en était rien, son peuple survivait grâce au clonage, il s’agissait seulement d’une manière de cacher cette vérité et de la faire oublier. Elle descendit gaiement l’escalier, sa mère, Almide, l’embrassa tendrement. Elles déjeunèrent en savourant des fruits délicieux. Les grands Daliens se nourrissaient presque exclusivement de végétaux et leur régime était proche du nôtre.

 

- Je vais aller faire le marché, fit Cypria en prenant un sac léger.

- Reviens vite, ta tante sera bientôt là, ainsi qu’Ulni, répondit sa mère en souriant.

 

Cypria descendit l’allée bordée de fleurs ravissantes et de plantes touffues, en bondissant. Sa robe légère flottait au gré du vent. Ses parents possédaient une vaste demeure en pierre ouvragée. La maison était en pierre blanche, une large colonnade bordait l’entrée, au dessus, s’alignaient deux rangées de petites fenêtres rondes. Le jardin était modérément entretenu, il n’était pas rare que des plantes inattendues y voient le jour. Sa mère et Ulni prétendaient que le passage de navires en altitude, venant de contrées lointaines, dispersait des pousses de mondes nouveaux.

 

Ils les appelaient « les semeurs du ciel ».

 

Elle descendit vers le cœur de la petite bourgade aux rues emplies de magasins d’alimentation et de denrées rares. Olvinia était une petite cité de province paisible.

 

En vérité, elle était curieuse d’aller jusqu’au dépôt de pièces détachées et aux ateliers de maintenance des navires. Il s’agissait de son endroit favori, elle espérait y apercevoir des étrangers et des pilotes ayant voyagé d’un monde à l’autre. Un groupe de jeunes Daliens, accompagnés d’un grand lézard, la regardèrent filer avec admiration et la saluèrent.

 

Mokrum, un jeune Dalien à la taille impressionnante, se proposa de l’aider à faire ses achats, elle refusa poliment.

 

Cypria était peu consciente de sa silhouette harmonieuse, ni de l’intérêt que lui vouaient ses amis. Toutefois, elle était extrêmement indépendante. Ulni était le seul à l’accepter vraiment. Généralement, il l’escortait dans toutes ses expéditions, mais aujourd’hui, elle voulait être seule. Il n’était pas rare qu’Ulni refuse de la suivre dans certains endroits, le quartier des aliens par exemple. Les grands Daliens entretenaient des rapports plutôt tendus avec les « petits », les habitants de Dale Minor.

 

Cypria, à cet égard, ne ressemblait en rien à ses semblables, les petits êtres la fascinaient et l’attiraient. Elle les trouvait absolument adorables. Les « petits » faisaient un mètre environ, ils avaient un tempérament courageux et travailleur. Leur taille gracile et leurs petites silhouettes chétives étaient trompeuses.

 

Nombre d’entre eux maîtrisaient une forme d’énergie subtile et Cypria avait entendu dire que certains « petits » communiaient même avec l’Énergie Blanche. Mais il s’agissait d’un sujet tabou, seuls les cercles de théologie osaient nommer le fluide sacré et discuter de ses propriétés.

 

Elle observa autour d’elle avec curiosité. Elle était arrivée au quartier des pilotes en escale, plusieurs magasins de pièces détachées s’alignaient. Du bruit et des cris furieux attirèrent son attention. Derrière une clôture, elle vit un majestueux croiseur dalien en réparation. L’un des propulseurs de gauche semblait endommagé. Cypria admira les lignes pures de l’engin, ce dernier avait du parcourir des milliers d’années-lumière.

 

- Allons du nerf ! Plus vite, crevettes, incapables ! gronda une voix.

 

Un grand Dalien muni d’un bâton menaçait quatre petites créatures, qui poussaient péniblement un gigantesque réacteur posé sur un plateau à répulsion. Cypria, horrifiée, se tapit derrière une pile de containers. Les quatre petits aliens avaient bien du courage, même pour des êtres de sa taille, il s’agissait d’un travail harassant. Leurs habits étaient déchirés et ils ne portaient pas de chemises, leurs petits corps frêles et adorables étaient couverts de marques de coups.

Cypria remarqua en particulier l’un d’entre eux. Contrairement à la plupart des aliens, il portait un panache de cheveux blancs délicats. Son visage, aux grands yeux sombres emplis d’intelligence, dénotait une intense volonté et une personnalité hors du commun.

 

Sans même s’en apercevoir, Cypria s’avança près de lui. Le petit alien leva les yeux vers elle et interrompit son travail. Leurs yeux se croisèrent et ces quelques secondes parurent durer une éternité. Cypria ressentait une émotion étrange, dangereusement attirante, comme un vide béant qui se serait ouvert sous ses pieds et dans lequel elle aurait plongé avec bonheur.

 

- Et alors toi ? Au travail ! Qu’attends-tu ? Vas-tu pousser petit squelette ! s’écria le garde d’une voix sévère.

 

Il frappa le malheureux de son bâton. Le petit alien poussa un faible cri et bouscula la lourde charge en équilibre, il s’aplatit à toute allure, mais pas assez vite cependant. Le réacteur roula vers lui, le précipitant à terre et il sut que sa dernière heure était arrivée. Il allait être écrasé par vingt tonnes de métal.

 

Alors, il regarda la magnifique apparition, ce serait son dernier souvenir. La grande Dalienne terrifiée étendit sa longue main aux ongles parfaits. Le réacteur s’immobilisa à quelques centimètres de lui et retourna docilement sur le plateau.

 

- Ooh, vous n’avez rien ? s’écria Cypria en se précipitant avec l’intention de le relever.

 

Le garde s’interposa, frappé par la beauté de la visiteuse.

 

- Eh bien, merci tout de même ! Vous êtes une personne peu ordinaire. L’esclave ne vaut rien, mais ce réacteur est très coûteux. Je serai vous, je passerai mon chemin, et toi, au travail ! aboya-t-il face au petit être.

 

Cypria le dévisagea avec colère, et s’éloigna sans mot dire. Elle se retourna pour graver dans sa mémoire la petite silhouette harmonieuse de l’alien.

 

Il fallait absolument qu’elle fasse quelque chose, ces esclaves devaient appartenir à des pirates. Peut-être accepteraient-ils d’échanger le prisonnier ? Mais Cypria pensa aux trois autres petites créatures. Elle voulait qu’ils soient tous libérés. De plus, l’esclavage était totalement prohibé sur Dale Major.

 

Elle rentra chez elle, l’air absorbé. Elle pensait aux petits aliens captifs. Cypria possédait une vie heureuse et confortable, ses parents la chérissaient et Ulni encore plus. Le grand Dalien s’était profondément épris d’elle. Ils avaient grandi ensemble, Ulni habitait non loin de sa maison. Avec le temps, ils étaient devenus les meilleurs amis du monde. Ulni possédait une personnalité timide, très intériorisée, il montrait une grande sensibilité. Ses parents avaient attendu avec espoir qu’ils se rapprochent, en vain.

 

Cypria prenait plaisir à l’inviter et tenait énormément à lui, autant qu’à un frère. Elle avait fait comprendre ainsi à son entourage, qu’elle ne l’épouserait pas. A partir de ce moment, un certain nombre de Daliens empressés avaient entrepris de la courtiser. Mais aucun de ces inconnus ne lui inspirait confiance. Si sa mère avait accepté sa décision, son père avait refusé de l’écouter lorsqu’elle lui avait annoncé qu’elle préférerait épouser un « petit », plutôt que tous ces cuistres insipides.

 

Elle avait brillamment réussi ses études de botanique. Ulni s’était spécialisé en sciences des civilisations et entendait devenir sociologue. La société dalienne était très organisée. Les dons de chaque enfant étaient appréciés dès son plus jeune âge. Ensuite, il entamait des études spécialisées, puis se voyait confier une « loge », c'est-à-dire une activité avec un logement de fonction. Il rejoignait un centre d’études ou de recherches et habitait le complexe. A l’issue d’une période probatoire, une cérémonie avait lieu et le jeune Dalien devenait reconnu par tous.

 

Il s’agissait d’une pratique ancienne fondée sur le respect du libre-arbitre. Chacun devait trouver sa voie et développer ses talents afin de s’intégrer harmonieusement dans la société, basée sur l'échange, le partage. Chaque être devait évoluer suivant son chemin, la contrainte pour choisir une activité était prohibée.

 

Le gouvernement comprenait un roi. Ce dernier néanmoins ne possédait qu’un rôle représentatif et symbolique. Le Conseil des Cinq dirigeait la planète, il se composait de cinq membres élus, les régions avaient ensuite chacune à leur tête un gouverneur. Le monde de Cypria était bien différent du nôtre, à ce titre, l’argent n’existait pas. Les objets coûteux étaient échangés de manière exceptionnelle, les Daliens préféraient offrir leur travail et leurs services, plutôt que vendre. De cette manière, le plaisir remplaçait l’obligation et les rapports sociaux étaient fondés sur l’entraide et la confiance, plutôt que la convoitise ou l’appât du gain.

 

Les Daliens avaient dépassé le stade d’accumulation de richesses à des fins personnelles et égoïstes. Ils préféraient travailler au perfectionnement de leur monde en développant leur sagesse intérieure. Leurs philosophie teintée de mysticisme, prônait la non-violence.

 

Dale était un monde neutre, bien que les frontières spatiales soient sévèrement gardées. Plus que toutes choses, les Daliens vénéraient l’Énergie Blanche. Il s’agissait d’un fluide mystérieux, source de la vie qui baignait tout l’univers, qui était la manifestation de l’amour.

Ils affirmaient que lors de la création de l’univers, puis des mondes, le rayonnement primordial de l’amour avait jailli dans toutes les directions, afin de cristalliser la matière. Par cette action, les mondes avaient été créés, avec, incorporée en essence, la faculté de se perfectionner. La matière ainsi créée, aspirait à devenir parfaite.

 

La jeune Dalienne interrompit sa méditation, sa mère Almide entra avec grâce, à son cou s’accrochait le petit Tin, un minuscule lézard. Tin comprenait presque tout et se conduisait avec parfois plus de sagesse qu’un Dalien. De taille minuscule, il possédait une grosse tête aux yeux vifs et de petites pattes terminées par des doigts agiles. Son corps de lézard possédait une longue queue, malgré son apparence, il était capable de parler. Almide était la seule à le comprendre parfaitement.

- Il s’est passé quelque chose, fit-elle à l’adresse de Cypria. Un petit alien intéressant t’a invitée quelque part ? dit-elle en souriant.

Cypria la regarda, interloquée, le trait de caractère prédominant de sa mère, était qu’elle devinait les choses de manière troublante. Sous son apparente légèreté,  et sa distance par rapport aux événements importants, se cachait une grande lucidité.

 

- Voyons ! Comment peux-tu dire ça ? Les petits ne sont pas des êtres recommandables ! s’écria Cypria, la voix hésitante.

- Oui, bien sûr, je disais ça en passant… à tout hasard, reprit-elle avec un sourire énigmatique.

 

Cypria monta dans sa chambre et chercha une encyclopédie. L’ouvrage ancien parlait de Dale Minor. Il s’agissait d’une petite planète sépulcrale couverte de cratères et de hauts reliefs escarpés. Les petits Daliens chérissaient leur monde, dont ils tentaient de faire reverdir la surface. Ils avaient été les premiers à « acheter » de nouvelles variétés de plantes aux parents de Cypria. Néanmoins, le gouvernement de Dale Major demeurait méfiant.   

 

La semaine précédente, Cypria avait eu un cours sur les « petits » et leur monde mystérieux. Le professeur avait déployé un large écran devant les étudiants fascinés. Cypria retenait son souffle, il avait ensuite projeté une image prise à la surface du petit monde glacé. Une belle lumière dorée tombait sur une plaine grêlée de cratères, encerclée de hautes montagnes acérées. Le ciel était entièrement noir, moucheté d’étoiles. Puis, l’image d’un alien avait suivi, un frisson avait parcouru la salle. Cypria sans s’en rendre compte, avait avancé son siège pour mieux voir le petit être.

- Voici un alien, vous voyez ses griffes acérées ? Il s’en sert pour projeter son énergie et paralyser ses adversaires. Ces petits aliens belliqueux sont surtout employés dans les mines et dans les chantiers spatiaux. Certains maîtriseraient l’Énergie Blanche … mais ce n’est sans doute qu’un mythe. Une chose est sûre, c’est qu’ils se nourrissent de sang... Ceux qui vivent ici, cependant, doivent subir une sélection sévère, vous pouvez être rassurés, exposait le professeur. 

 

Cypria s’était souvent aventurée dans les quartiers aliens près du port. Les petits êtres affairés ne lui avaient pas paru belliqueux du tout. Ils la regardaient passer avec un intérêt poli, l’un d’entre eux s’était même penché pour lui ramasser son chapeau.

 

Elle descendit aider sa mère pour préparer à déjeuner, elle avait hâte de voir Ulni. Peut-être l’aiderait-elle à libérer les captifs ? Elle aurait bien aimé demander de l’aide à ses parents, mais son père ne supportait pas d’entendre parler d’aliens sous son propre toit. Le simple fait de savoir que sa fille arpentait leur quartier, l’aurait plongé dans une terrible colère.

 

A l’heure convenue, Ulni fit son entrée, c’était un grand Dalien au visage paisible. Sa tête plus volumineuse que la nôtre, de même que pour tous les grands, possédait une forme différente. D’une manière générale, les Daliens avaient un front très haut et leur crâne se prolongeait en arrière. La plupart était très grands, et plus ils manifestaient ce caractère, plus ils étaient respectés. Ulni s’avança d’une démarche élégante. Comme tous les membres de la cité, il se déplaçait pieds nus. Il était vêtu d’une longue robe en tissu soyeux et chatoyant. Cypria, ce matin là, était vraiment contente de le voir. Elle l’invita à monter dans sa chambre.

 

Ulni suivit son amie avec curiosité, il adorait venir chez elle. La maison était très agréable. L’escalier tournant, en pierre brute, était orné de colonnes sculptées magnifiques. Chaque marche en pierre parfaitement polie, laissait entrevoir les coquilles de petits animaux marins, à présent cristallisées. Le sol à l’étage, était en parquet, dont les lattes pourpres avaient été posées en des formes circulaires. Le couloir clair était décoré de plantes d’intérieur et comportait un tapis moelleux. Il donnait sur une terrasse, entourée de treillis en bois recouverts de plantes grimpantes.

 

La chambre de Cypria était à l’opposé. La pierre bleu pâle, était ornée de colonnes, un beau lit sculpté en bois sombre en occupait le centre. Un meuble rouge sombre laqué lui faisait face, la mère de Cypria l’avait fabriqué et verni elle-même. Ulni s’approcha vivement de la fenêtre ronde, devant laquelle était posé un télescope, ainsi qu’un ordinateur.

 

Mais Cypria se tourna vers lui et lui expliqua la situation. En vérité, Cypria, de même que ses parents, ne parlaient pas ou peu. Ils communiquaient directement par la pensée, ce qui était beaucoup plus facile et rapide. De plus, il s’agissait d’un moyen de communication parfait, qui ne déformait pas le sens d’une idée, comme l’aurait fait une langue. Il ne nécessitait nulle interprétation pour être compris.

 

Avant le secours des mots, pour un enfant, la pensée s’orchestrait sous forme d’images signifiantes propres à chaque individu. Puis, à partir de chaque signifiant, le langage se construisait et au fil des ans, gagnait en abstraction et en complexité. Le fondement de la télépathie, était « l’informulé », un ensemble d’idées cohérentes constituées de pensée pure. La pensée pure voyageait facilement et rapidement dans l’espace et passait aisément d’un esprit à un autre. Les mots, au contraire, ne pouvaient s’adresser qu’à une petite partie de la population, capable des les entendre et de les comprendre.

 

En quelque secondes, Cypria informa son ami de sa découverte. Ulni l’écouta avec soin, heureux de la confiance qu’elle lui témoignait. Il contemplait avec ravissement son visage doux, ses yeux étaient emplis d’affection, il l’aurait suivie n’importe où.

 

 

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Aspiré dans l'espace

 

Soyez remerciés d'avoir simplement lu cet extrait, et pour toute votre bienveillance, recevez toute ma gratitude.

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Publié dans Récits stellaires

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Commenter cet article

Lolo 29/06/2020 05:09

Votre site m'a fait voir les "Aliens" sous un jour positif. Des êtres sensibles, et attachants. Mon idée sur eux était totalement inverse auparavant. C'est pour moi une sorte de réconciliation avec eux en quelque sorte. Merci, et bonne continuation !

Aurélia LEDOUX 29/06/2020 15:15

Bonjour, Soyez vivement remercié pour votre envoi. C'est vrai que le cinéma a fait bien du tort aux visiteurs reptiliens, dont beaucoup subissent les méfaits d'un système dynastique et d'une idéologie de pensée séculaire. Ils tentent de se défaire de ce mode de pensée unique, et beaucoup y parviennent. Un peu comme l'être humain se défait du triste joug de la société de consommation pantelante en cours de désagrégation, fondée uniquement sur l'argent, le profit, la concurrence. Alors que nombre d'êtres humains aspirent à un monde de partage, où chaque être est accepté pour ses dons dès la naissance.
Tout comme vous, j'ai été très heureuse de découvrir ces êtres sous un nouveau jour, et ces nouveaux mondes de lumière. J'entrevois de très nombreux aliens et humanoïdes éclairés, qui n'ont rien à voir avec les monstres cruels que l'on voit un peu partout. Ce sont des sociétés paisibles, de chercheurs brillants qui aiment à partager leurs idées, à rire et à voyager, comme nous. Ils sont en lien avec plusieurs alliances des mondes libres. Leur but en se révélant à nous, c'est justement de montrer aux habitants de la Terre que tout est possible.

En vous souhaitant une radieuse journée,

Aurélia