Le premier voyage vers les royaumes de l'Intérieur (1/2)

Publié le par Aurélia LEDOUX

Le premier voyage vers les royaumes de l'Intérieur (1/2)

Messages du Professeur Zolmirel

 

Chers amis, je vous salue bien, me voici de nouveau pour poursuivre mon précédent récit. Je suis accompagné en ce jour de jeunes enfants. Car chez nous, il est important de perpétuer la mémoire, et l'art des nôtres pour conter des histoires se transmet au fil des siècles.

 

Je vous ai parlé longuement du jeune Nerti et de son plus jeune frère, le petit Zilner, qui étaient bien jeunes a cette époque. Elle a coïncidé pour nous, avec la découverte archéologique fabuleuse des hors-mondes, comme vous, pour la première fois visibles sur des bas reliefs.

 

Évidemment, pour notre monde, c'était aussi la première fois que nous avions le bonheur de recevoir des êtres de Lumière, nombre de familles de mon peuple, se voyaient honorées de leur présence.

 

Le lieu des Hautes connaissances, se voyait réserver là le même privilège, en accueillant des êtres de Lumière, qui se mêlaient joyeusement par l'esprit, aux flux télépathiques des plus hauts instructeurs. Concernant les enfants, nous étions très fiers de songer à leur progression, pour appréhender qui ils étaient vraiment.

 

Sur votre monde, la connaissance de soi n'est point enseignée, mais chez nous, chaque enfant doit d'abord apprendre à se connaître soi-même. C'est une étape indispensable pour en faire un bon prescient ou un grand navigateur.

 

Le petit Zilner offrait de même bien des surprises. Je me trouvais avec Zilmis dans la contrée des Hautes radiances, réservée aux couples. Dans notre bonheur si immense, nous parvenait aisément tout ce qui arrivait aux enfants et à mon si sage compagnon, Amoni.

 

 

En ce matin, le sage Amoni était affairé aux plantations. Le temps était dégagé, mais la matinée humide, il se penchait parmi la végétation pour cueillir quelques algues, une sorte de salade, des moisissures mûres à point, des fruits et des aromates.

 

Rangeant le tout dans son panier, Amoni voyait déjà en son esprit comment confectionner un plat agréable pour nos amis, Orel et Dorian. Les êtres de Lumière lui vinrent joyeusement en aide. Ils se plaisaient beaucoup chez nous, se faisant une joie, comme ils le disaient, à explorer notre monde par l'esprit. Ils s'asseyaient simplement dans un fauteuil et laissaient juste dériver leur esprit, qui pouvait voyager à de considérables distances. Orel et Dorian se plongeaient autrement dans la lecture avec allégresse, ils aimaient tout comme nous parcourir la jungle au petit jour, pour en humer les premières senteurs.

 

Leur action était autrement beaucoup plus subtile, presque souterraine. Ils souhaitaient rouvrir certaines portes du monde d'en bas. Et bien sûr, alimenter nos esprits avec de nouvelles hautes énergies de transformation intérieure.

 

Ce jour là, très désireux de tenir compagnie à Amoni, pour lui adoucir la peine de la séparation avec les enfants, Zilmis et moi-même, ils se rendirent auprès d'une élégante pyramide de petite taille, assez pointue.

 

L'édifice était en pierre blanche et ne faisait que vingt mètres de haut. Les sages anciens avaient ôté beaucoup de débris sur la pierre, tout en reconstituant plusieurs stèles endommagées par les ans. Une unique porte menait en son intérieur, et Amoni, Orel et Dorian passèrent un long moment parmi la jungle à converser à propos de hiéroglyphes très anciens, visibles sur ce monument.

 

Des bas reliefs montraient des êtres d'horizons éloignés, des êtres de Lumière, des humanoïdes, et aussi des peuples de reptiles. Tous ces êtres se rendaient visites sur différentes sphères. Il nous était ainsi connu que, voici fort longtemps, notre monde avait commercé très agréablement avec les habitants de la lointaine Ortedda, notre planète sœur, sur laquelle les récits demeuraient assez fragmentaires. Les habitants d'Ortedda s'étaient élevés vers la lumière, c'était à notre tour maintenant, et bien sûr les enfants présents sur notre monde allaient pouvoir vivre davantage au travers de cet aspect subtil de notre société.

 

Nous étions conscients, de plus en plus, de la vie, des nombreux foyers de radiance originelle qui habitaient les tréfonds obscurs des cavernes de notre monde.

 

Un petit groupe d'archéologues surexcités, avait mis au jour l'entrée d'une grotte nouvelle, qui se prolongeait en une belle caverne claire. Amoni, Orel et Dorian en furent très agréablement impressionnés, car ce lieu béni était surmonté de la plus majestueuse chute d'eau que vous pourriez imaginer.

 

  • C'est un lieu visité par les très hauts esprits, à n'en pas douter, prononça religieusement Amoni, en ressentant les forces de la nature à l’œuvre en cette caverne. Il est relié aux passages souterrains, très certainement, ceux-là même décrits par nos ancêtres.

  • Oui, ami, vous avez certainement raison, exposa Dorian, mais il se fait bien tard, nous reviendrons demain avec plus de matériel pour explorer ces grottes.

 

En effet, ils avaient été tellement absorbés par l'étude des graphies qui couraient sur les parois, que le soleil déclinait sur la jungle alentours.

 

Exténué, mais ravi, le sage Amoni consentit à monter dans le petit transport à répulsion qui attendait à l'entrée, il s'assied, tandis qu'Orel et Dorian pilotèrent avec aisance. Ils revinrent fort tard, et ses brillants compagnons veillèrent eux-mêmes à cuisiner un plat pour mon si sage ami.

 

Le grand Kolal alla ensuite s'allonger, se mettant à lire avec une sorte de frénésie tous les ouvrages qui parlaient des cavernes de l'intérieur. Où menaient ces grottes ? Combien d'aliens avaient pu disparaître en leurs insondables tréfonds ? Voilà qui promettait d'être de nouveau palpitant.

 

Renonçant à poursuivre plus avant sa quête, Amoni éteignit sa lampe et s'endormit.

 

Je m'approchais par l'esprit de sa silhouette, le contemplant avec émoi. Il me manquait quelque peu, je murmurais une prière, puis me retirais.

 

 

Le lendemain venu, je me remémorais une grotte semblable, visible en notre contrée éthérée. Nous avions convenu avec Zilmis, qui avait lui aussi été fasciné par cette grotte, de retourner à l'endroit du lieu de brillance où nous nous trouvions. Ce pays magnifique nous fascinait totalement. Les formes de vie qui nous entouraient, luisaient de mille feux, nous étions habités d'un tel amour pour tout ce qui évoluait autour de nous, que nos corps émettaient eux aussi des panaches colorés de lumière pure.

 

Je m'étais habitué à ces prodiges, et Zilmis de même. Nous avons gambadé comme des enfants sur le petit chemin de pierre qui sortait de notre jolie demeure, pour nous rendre plus loin dans ces montagnes et descendre au bas de la falaise. Nous avions en effet voici plusieurs jours, repéré une grotte énigmatique et je sentais que ce lieu m'attirait étrangement.

 

Zilmis était lui également tout à fait curieux, de savoir jusqu'où mènerait ce passage. Nous nous sommes approchés du bas de la montagne, il ne restait plus qu'une trentaine de mètres, mais durant notre marche, nous n'avons croisé aucun alien. Le temps était radieux, le soleil luisant bien haut sur l'horizon. Face à nous, la paroi claire et vaste se dessina bientôt. Mais... pas la moindre grotte !

 

La falaise était parfaitement lisse, comme si la roche avait présenté cet aspect depuis toujours, nul signe n'indiquait que l'on avait récemment effectué quelques travaux.

 

Tout ceci nous intrigua encore davantage. Nous nous sommes retournés, sentant une présence qui n'était pas là un instant plus tôt. Une très sage alien était assise sur un rocher en nous regardant avec amusement.

 

  • Ce sont des choses qui arrivent souvent ici, voyageurs... Un lieu apparaît subitement, et disparaît ensuite, pour réapparaître très loin, ou pas du tout... exposa t-elle en riant.

     

Nous avons aussitôt reconnu notre si sage amie Erazel. Je me suis précipité à sa rencontre. Nos retrouvailles ont été les plus chaleureuses qui soient.

 

  • Je me demande bien comment vous avez pu entrer en ce pays ? m'étonnais-je poliment. Le lieu de l'étrange est normalement réservé aux couples.

  • Je réponds à votre appel de l'aventure mes amis, et je vous ferai remarquer que j'ai moi également un époux, répondit-elle en riant. Il nous est possible de toujours revenir en ce lieu, quand nous le souhaitons.

  • Nous nous demandons bien où est donc passée cette entrée de la grotte, que nous avons entraperçue la dernière fois, exposa Zilmis, et votre venue nous indique que vous n'êtes pas étrangère à ce phénomène.

  • Les grands Passeurs savent. Alors, mes amis, dites-moi, n'êtes-vous point heureux ici ? Pourquoi vouloir vous enfoncer dans les entrailles de ces boyaux, où vous risquez de vous perdre ?

  • Ce passage nous attire, nous avons passé beaucoup de temps au pays des bienheureux, nous aimerions en savoir plus sur cette grotte et savoir où elle nous mènera. Et je pense qu'elle aboutit au royaume de l'Intérieur...

  • En êtes-vous bien certains ? Le lieu du Passage regorge de périls... Pourquoi tenter une telle aventure ? s'enquit gravement Erazel.

  • Ce lieu nous attire, souligna Zilmis. Nous en avons convenu et sommes d'accord sur ce point.

  • Vous pourriez très bien quitter ce petit paradis et ne jamais le retrouver.

  • Oui, c'est possible, exposa Zilmis, en ce cas, nous retrouverons le père de Zolmirel, Ektamirel, ou nos compagnons. Ils nous manquent bien, ainsi que les enfants. Après tout, nous formons une famille...

  • Bien sûr, bien sûr, cela est très compréhensible, assura Erazel. Pour qui va et vient à sa guise en un tel lieu, cela est plus aisé. Ainsi, vous désirez voyager vers le lieu interdit, le lieu sacré ? Seuls les plus purs peuvent marcher vers de tels tréfonds, et revenir...

  • Nous sommes prêts à entrer en ce royaume, assurais-je catégoriquement, le moment est venu.

  • Et nous reviendrons, ajouta simplement Zilmis, en montrant son sac garni de petits biscuits, de friands aux herbes et de gelée des champignons les plus rares.

  • Tout ceci en effet a l'air délectable, mais je doute qu'ils aient besoin de cuistots, là dessous, argua Erazel avec quelque ironie. Vous êtes prévenus et ce voyage est le vôtre après tout, reprit-elle posément.

  • Il suffit que vous nous accompagnez, ainsi, nous ne courrons nul risque, proposa Zilmis d'un ton convainquant.

  • Oui, un petit voyage sera amusant, même si je ne vous garantis pas ma présence tout au long du parcours. Il me faudra me retirer si l'on m'appelle ailleurs, jeunes aventuriers téméraires, émit la sage alien avec quelque gravité.

 

Erazel continua à discuter avec nous, cherchant assurément à nous dissuader de ce voyage, nous exposant que ce pays extraordinaire nous garantissait la protection la plus parfaite et que l'on ne pouvait rêver assurément d'une vie meilleure.

 

Je dus admettre que cela était la plus grande vérité, et elle nous promit de réfléchir à notre requête, nous conseillant à Zilmis et moi-même, de profiter encore pleinement du temps qu'il nous restait en ce lieu de bonheur absolu.

 

Elle se contenta d'un pique nique en notre compagnie, puis se retira.

 

Le soir arriva et les premières étoiles filantes nous offrirent un feu d'artifice de magnificence. Les astres nous apparaissaient grossis, entourés de lueurs colorées mouvantes. Cet étrange ballet au ralenti nous fascinait, si nous contemplions suffisamment longtemps une étoile ou une planète, elle grossissait et s'offrait à nous dans sa plus parfaite splendeur. Le ciel était comme une carte stellaire à très vaste échelle.

 

Le matin venu, nous sommes retournés à la grotte, de même que les jours suivants, rien n'avait changé, Erazel n'était visible nulle part, mais nous sentions sa présence malicieuse dans les parages.

 

Plusieurs semaines passèrent, qui devinrent des mois, la grotte avait finit par sortir de notre esprit, même si nous en parlions encore souvent.

 

Nous baignions dans le bonheur parfait que peut prodiguer l'union d'un jeune couple. Le simple fait de tenir la main de Zilmis, chargée d'énergie, me propulsait dans une extase comparable à celle du plus extatique voyage. Pourquoi voulions-nous plus ? Pourquoi vouloir toujours plus ?

 

Peut-être avions-nous tort de vouloir sortir de cette vie douillette. En vérité nous étions arrivés dans une bulle dimensionnelle, où l'on échappe complètement au temps, au plus petit désagrément. Notre pensée parvenait à agir sur la matière, à bouger portes et fenêtres, à creuser le sol, à semer, arroser sans se pencher. L'énergie qui siégeait en nous avait une action visible sur la croissance végétale. Je repris mes travaux, concentrant l'action de mes mains sur plusieurs plantes un peu rabougries et j'obtins finalement des résultats plus qu'étonnants.

 

Zilmis, lui, était un peu attristé de se trouver loin de son atelier et de toutes les carcasses de vaisseaux stellaires qui l'attendaient encore. Il se consacrait donc à sa seconde passion : la gastronomie. Son inventivité culinaire semblait sans fin, de même que le soin que je prenais à goûter de chaque plat avec une grande joie. Il ne cessait de m'étonner.

 

Je songeais bien que sa famille serait certainement furieuse, et en même temps amère, emplie de remords de nous savoir en ce lieu. Zilmis m'exposait que ses tantes, ses oncles, sa mère et ses sœurs lui apparaissaient par vagues indistinctes, mais qu'il ne pouvait pleinement communiquer avec elles, ainsi que je le faisais par exemple avec Amoni. La pensée de sa famille ne lui était pas pleinement offerte, en raison de la coercition qui s'était longuement exercée entre eux. Tout à fait allègre, il en éprouvait une liberté et une joie chaque jour plus grande.

 

  • Je ne m'étais jamais assez rendu compte à quel point j'en étais venu à dépendre de ma famille. C'est toi qui m'a libéré, je te remercie de m'avoir ouvert les yeux, me dit-il, un jour que nous étions assis sur une grosse pierre.

     

Nous nous trouvions près d'une petite source, après une longue promenade, et mon esprit vagabondait agréablement en se perdant dans les dessins formés par les nuages. Je m'étais de même habitué à cet état de grâce sereine que procure le rêve, plutôt que l'étude. Mes heures passées à travailler faisaient partie d'un passé révolu, même si le travail me manquait souvent, comme le fait d'observer des feuilles au microscope et de décrire la manière dont les plantes croissent en milieu forestier, les sols qu'elles choisissent et les terres les plus propices à la croissance de certains champignons rares. La compagnie de Zilmis, bien entendu, surpassait largement toutes mes activités passées. Nous étions parfaitement complémentaires, trop heureux de nous êtres trouvés.

 

Notre paisible conversation s'interrompit, car nous venions de percevoir un bruissement.

 

Erazel se matérialisa subitement sur un petit rocher, en à peine quelques secondes.

 

  • Eh bien mes amis ? Êtes vous prêts pour un petit voyage ? nous lança-t-elle allègrement.

 

Juste derrière elle, était apparue l'entrée d'une grotte de proportions agréables, faiblement luminescente. Un petit transport à répulsion cuivré flambant neuf, brillait doucement, chargé d'un grand nombre d'équipements nécessaires à une longue exploration.

 

Nous nous sommes précipités vers elle, emplis d'une joie débordante.

 

  • Nous pouvons venir avec vous ? Maintenant ? demanda Zilmis, sans croire à son bonheur.

  • Oui, assurément, c'est pourquoi je suis ici. Me suivrez-vous ? nous demanda t-elle avec gravité.

  • Il y a pas mal de notes et de manuscrits, que nous avons laissé en notre demeure, m'excusais-je, désireux de prendre tous mes travaux avant d'entreprendre ce périlleux voyage. Je cours les chercher et je reviens, lui annonçais-je.

  • Ce n'est pas nécessaire. Rien que je n'aie pu oublier, je pense, émit Erazel, avec un sourire d'une infinie bonté en montrant le beau vaisseau.

     

Chacun d'entre nous monta à bord, découvrant avec bonheur deux cabines douillettes avec tout le confort, et aussi, avec tous nos effets, venus là, on ne sait trop comment. La taille de chaque cabine proche d'un placard, vous semblerait minuscule, mais pour notre espèce, cela était largement suffisant. Nous avons longuement félicité et remercié Erazel.

 

  • C'est donc entendu, nous partons ? nous interrogea-t-elle. Et même si quelques dangers certains nous guettent, comme des prédateurs, des geysers, des cascades subites, sans oublier les gaz toxiques, les courants d'air brûlants, les coulées de lave qui balaient ces galeries, s'enquit Erazel.

  • Je n'ai rien à faire réchauffer dans l'immédiat, mais je suis prêt, assura Zilmis en inspectant un lot de poêles.

  • Excellent ! Et vous, ami botaniste ? demanda Erazel, ses yeux emplis d'éclat. Nous allons croiser un certain nombre de gouffres et de crevasses, beaucoup de lieux de vie, pas toujours amicale.

  • Je serai plus qu'enchanté de ce voyage, je suis partant, lançais-je avec détermination.

  • Très bien, en ce cas, allons-y, proféra Erazel.

     

Nous sommes montés dans l'habitacle spacieux du petit transport, Erazel, s'installant aux commandes, démarra l'engin, qui répondit au quart de tour. La petite chenille avança lentement dans la grotte. Derrière nous, le passage se referma, nous étions à présent entrés dans le grand Passage menant vers le monde de l'intérieur. Avions-nous une chance de trouver une sortie ?

 

Erazel fit décoller notre transport avec une aisance manifeste. Le petit vaisseau s'éleva avec grâce et fila de plus en plus vite, les parois d'abord faiblement luminescentes en vinrent à s’éclairer de plus en plus, puis à devenir d'un beau jaune d'or. Je réalisais que des larmes d'émoi coulaient sur mon visage à ce spectacle d'une infinie beauté.

 

La grotte, très régulière, était gigantesque, la lueur dorée s’accrut, de part et d'autres de chaque paroi, d'environ 40 mètres de haut et de large. La lumière du jour en vint à filtrer un bref instant, la grotte subitement parée de reflets bleu nuit, produits sans doute par certaines roches ou formes de vie, puis l'éclat doré magnifique revint.

 

Un grand nombre de tunnels variés se dessinèrent, un véritable dédale de galeries creusées par l'eau en cette roche calcaire.

Erazel fit emprunter au vaisseau une direction bien précise, sans la moindre hésitation.

 

  • De toute évidence, vous êtes déjà venue ici, constatais-je.

  • Non, en aucune manière, cet endroit est sûrement polymorphe, il s'adapte à chaque visiteur. Les Passeurs s'en servent pour tester la force de notre courage, la pureté de notre cœur. N'oubliez pas que c'est un voyage que vous faites vers vous-mêmes...

     

Chacun d'entre nous médita ces paroles d'une infinie sagesse. Nous étions devant un grand péril, un nouveau défi et nulle peur n'habitait nos esprits si heureux de cette nouvelle aventure.

 

 

Je vous salue tous avec beaucoup d'affection, chers amis de la Terre bleue. Ce voyage est aussi votre voyage...

 

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