Au delà des terres forestières

Publié le par Aurélia LEDOUX

Au delà des terres forestières

Message du Professeur Zolmirel

 

La grande errance des Kolals

Je reviens pour vous conter la suite de mes péripéties, je venais, très heureux de rencontrer un nouvel ami, un parfait miroir de moi-même, qui se nommait Zilmis. Zilmis et moi-même étions devenus inséparables. Nous avions réussi à remédier à l'état préoccupant de son vaisseau.

 

Il me faut avouer qu'il restait du travail sur les parements, mais qu'au moins, il était plus étanche. Les pluies sont fréquentes et très intenses dans la jungle.

Nous étions de retour en une base orbitale, après une mission de sauvetage sur la vaste Ortedda.

Celle-ci avait été couronnée de succès, puisque nous avions fait la connaissance du peuple vivant à l'intérieur de ce monde « gazeux ». Il s'agissait d'une société hautement évoluée d'être illuminés, de nature androgyne.

 

Ce peuple affable nous avait fait bon accueil, et en plus, avait consenti à nous faire don d'ouvrages séculaires, miraculeusement préservés des méfaits du temps. La vie siégeant à la surface de la vaste Ortedda avait intégralement été sauvegardée, avant de passer dans la dimension suivante, dont nous avions pu visiter les contrées rayonnantes. En ces lieux subtils, la végétation émettait sa propre lumière, les habitants communiaient par l'esprit dans la plus parfaite harmonie et le temps s'écoulait différemment.

 

  • Vous êtes déjà de retour ? demanda le petit Zilner abasourdi en nous voyant sortir du vaisseau fraîchement accosté.

  • Oui, il en est bien ainsi, fit le sage Amoni, nous avons rencontré des amis en chemin.

  • Pouvons-nous aller sur Ortedda ? demanda Nerti qui connaissait déjà la réponse.

  • Non, c'est trop périlleux, je suis navrée, émit Erazel. Les vols sur Ortedda vont être suspendus jusqu'à ce que les vents deviennent plus cléments, cela est souhaitable, exposa t-elle. Et cet homme a de la chance, voilà ce qui advient lorsqu'un vaisseau se retourne brutalement, fit-elle en montrant le blessé humain. Ton père est un grand guérisseur, ainsi que Dorian conclut-elle avec affection

 

Un peu rassuré, Nerti alla rejoindre Amoni, de même que Zilner.

 

  • Tu dois absolument tout nous raconter, fit le petit alien, les yeux brillants de curiosité. Attention, n'oublie rien !

  • Tu es incorrigible, s'amusa Amoni.

 

Et ils devisèrent longuement. Pendant ce temps, Zilmis et moi-même étions un peu confus de recevoir les félicitations du commandant de la base. Le petit vaisseau que nous avions réussi à ramener luisait doucement, avec les tôles fixées hâtivement par nos soins. Ce n'était pas une bien jolie réparation, mais elle avait prouvé sa solidité.

 

  • C'est du très bon travail, fit le commandant, un humanoïde avenant. Par respect, nous allons laisser ces blindages en place et les recouvrir. Je vous remercie d'avoir agi pour sauver mes compagnons aussi vite.

  • Nous sommes comblés d'avoir pu agir de la sorte, ce monde était très intéressant à explorer, exposais-je. Voici un relevé climatique à jour.

L'homme tendit l'enregistrement à une experte. Chacun nous remercia et nous avons pu finalement gagner notre navire.

 

Erazel fit décoller le beau vaisseau, nous étions absolument comblés de cette mission. Le voyage du retour nous parut plus rapide, chacun d'entre nous se trouvait somnolent. Notre beau berceau vert paré de jungles bleues apparut, nous nous sommes posés dans l'air du soir.

 

Nous étions euphoriques de retrouver notre havre de paix. Le soir, puis la nuit vint, et je nommais les étoiles les plus connues, parlant des planètes qui les entouraient à Zilmis. Le petit Zilner aussi nous fit part de ses connaissances sur les mondes lointains, lui qui avait étudié de nombreuses planètes.

 

Ce moment de recueillement dura longuement. Il fut l'heure d'aller dormir. Le matin suivant, chacun de nous se leva fort tard. La journée du lendemain fut consacrée au repos, l'après midi venue, nous avons effectué une paisible récolte de mousses et d'algues, ainsi que de moisissures délectables. Amoni avait apprêté pour nous une salade des plus réussies. Orel et Dorian confectionnèrent des petits beignets.

Cette journée paisible fut très joyeuse.

 

Le jour suivant, un nouveau travail nous attendait. Les eaux s'étaient retirées et nous pouvions nous promener sur le site de fouilles comme auparavant.

 

Nous nous étions rendus sur le site de fouilles archéologiques pour faire admirer les principaux palais à notre ami. Le sage Amoni se tenait là avec ses deux fils, Nerti, qui avait retrouvé sa joie de vivre, et Zilner. Tous deux étaient occupés à déchiffrer un bas relief en hiéroglyphes et Zilmis nous offrit son concours.

 

  • Cela parle des êtres de type humanoïde, exposa t-il. Ces êtres sont venus, voici très longtemps, des Pléiades, ériger ces temples, puis sont repartis ensuite. Ils ont agi de la sorte sur nombre de planètes. Cela leur a permis de créer des portails, pour ainsi dire, des passages. Les anciens recevaient souvent la visite des bienfaiteurs des Pléiades, lorsque le moment était venu, les portails s'ouvraient et en certaines saisons, ils pouvaient apparaître par ces passages. Il fallait une grande connaissance des calendriers astronomiques, mais c'est ce qu'ils faisaient lorsque une planète possédait une énergie faste bien alignée avec sa sœur.

 

Et Zilmis fit quelque chose d'étonnant, il sortit de sa poche un dessin complexe, se rapprochant de ce que vous nommez thème astral. Sur ce dessin étaient figurées les principales planètes autour de notre propre zodiaque. Les constellations diffèrent par chez nous, mais le principe est le même pour reconnaître la personnalité d'un enfant, l'étudier, pour prévoir le calendrier des récoltes.

Sur ce dessin étaient tracées des lignes qui reliaient chaque planète, comme celles que vous nommez trigones, sextiles, carrés ou oppositions. Certaines lignes étaient fastes comme peut l'être le trigone ou le sextile, d'autres étaient néfastes comme le carré, signe que les énergies ne trouvaient pas un passage favorable, mais se heurtaient.

 

Le trigone, était lui essentiel, car si deux planètes possédaient un rayonnement énergétique très fluide, avec un écart quasi nul, elles se fondaient pour ainsi dire l'une dans l'autre. Les lieux présents à la surface de ces planètes devenaient identiques. Et si des pyramides, construites aux mêmes longitudes et latitudes étaient érigées de la même manière, alors on pouvait passer aisément d'une planète à l'autre. C'est ce que votre monde fit avec Mars, évidemment.

 

  • Je suis certain, reprit Zilmis, que des temples semblables ont été érigés sur le pourtour de ce quadrant, à commencer par notre système stellaire. Comment sont les colonies des autres planètes de ce secteur ?

J'étais, il me faut l'admettre, follement excité. Les planètes sœurs de notre système étaient toutes plus ou moins habitées avec pour certaines de glorieuses civilisations, de même que les lunes et les astéroïdes. Dorian et Orel, qui étaient demeurés dans les docks à réparer plusieurs navires, allaient devoir répondre à nombres de questions ! Mon ami, le sage Amoni, me fixa, le regard animé d'une folle joie, les enfants aussi ne tenaient plus en place.

 

Le petit Zilner commença à tracer une carte céleste, la main tremblante. Il voulait savoir si cela était possible ! Et nous étions tous fous de joie. Vous rendez-vous compte ? Voyager sans vaisseau ! Voilà qui enchantait nos esprits !

 

A mesure que le petit Zilner poursuivait son tracé, nous avons exploré le temple avec d'autres bas reliefs.

  • Il faut juste être au bon endroit au bon moment, exposa Zilmis en riant. Voici d'autre amis, exposa t-il en riant, montrant des portraits d'aliens nombreux.

 

Je souris en admirant de ravissants aliens au teint bleuté et très grands, comme Minvela, mais aussi, d'autres, encore plus grands, assez pâles, qui étaient nommés les Grands Ancêtres des Kolals.

J'appelais aussitôt Amoni. Mon ami fut très troublé.

 

  • C'est une question bien importante, d'où viennent donc les Kolals ? demandais-je avec une curiosité très vive. Nos centres d'études historiques ne nous l'enseignent point.

  • Je ne sais si je suis bien placé pour vous le révéler, fit Amoni.

  • Bien sûr que si, répondit Zilmis, faites-nous donc ce plaisir !

Chacun de nous a insisté, mais Amoni entra dans un mutisme persistant. A dire vrai, ce lieu solennel intimidant n'était peut-être pas approprié à ce type de confidences.

 

Le soir vint, nous nous sommes retrouvés, les enfants discutaient avec animation devant des dizaines de cartes stellaires, cherchant à retrouver le lien entre chaque astre, suivant la période de l'année.

 

Amoni se troubla sous nos questions. Il consentit finalement à répondre.

 

  • Bien, très bien, fit-il. Vous êtes ma famille et il est normal que vous sachiez. Vous tous. Je suis un Kolal et Kolal veut dire, ancien, sage en physique élémentale aussi. Les miens ont codifié l'alchimie, et ont développé des formules complexes. Ces formules sont à la base de chaque chose. Elles sont employées dans les centres de duplication et de réplication moléculaire. Ce que vos anciens accomplissent par la foi, nous l'accomplissons par le son. Chaque son, chaque formation de mots est une commande et a une action dans tout l'univers. Il en est de même des graphies. Le pouvoir des mots gravés dans la pierre est exceptionnel. Lui aussi peut s'exercer au loin dans l'espace. C'est ainsi que vous avez découvert cet ancien temple, et c'est ainsi que je vous dois des explications. Vous me demandez d'où nous venons et je vous répondrai ceci : les miens viennent du temps. Pour nous, le passé et le futur ne font qu'un. Les plus sages des nôtres ont pu s'immerger très loin dans le temps, dans les différentes matrices de l'espace-temps. Cela ne leur donne pas tout les droits, mais ils peuvent courber le temps, le ralentir, l'allonger pour en modifier l'infinitésimale conséquence. Ils peuvent sauver bien des choses, courber le temps est leur affaire. Les miens collaborent secrètement avec les grands lézards bleus, et leur activité principale est la destruction d'inventions, d'armements transgressifs dangereux, principalement à base d'uranium. Nous ne pouvons aller dans les centres nucléaires, mais nous pouvons donner aux lézards bleus le moyen de s'y rendre. C'est une des principales missions des hautes éminences qui œuvrent dans les salles d'opérations à distance.

 

  • Chacun de nous était abasourdi, muet de stupeur. Je songeais aux si sages Kolals toujours posés et me dis que finalement, eux aussi, à leur manière étaient des aventuriers de l'espace !

  • Nous démantelons des épaves abandonnées après la Grande Transgression, de leur armement interdit, nous confions ces matières fissiles aux Grands êtres de Lumière pour leur désintégration. Nous avons noué récemment une alliance heureuse avec les êtres des Pléiades et avec les Galmols, pour transmuter ces équipements. Il faut désatomiser tout cela, et le ré atomiser convenablement, il faut beaucoup d'amour, tant d'univers, de mondes ont été fragmentés ! La réaction nucléaire fissile détruit les univers, les mondes, à une échelle microscopique, cela mobilise beaucoup de forces que de corriger ce qui a été fait de manière si inconséquente sur cette matière.

 

Les enfants, happés par ce récit grandiose ne disaient mot. Amoni poursuivit.

  • Il y a très longtemps, nos Grands Ancêtres formaient aussi une société élitiste, la prêtrise y était très développée. Cela a eu lieu voici déjà un million d'années. Ces êtres sages et dévoués pour la plupart, étaient dirigés par une famille régnante avec une reine à leur tête. Les reines se succédaient, ainsi que les prêtresses pour administrer notre royaume et tous s'en trouvaient fort aise. Puis, des querelles en vinrent à éclater, entre les prêtres et les prêtresses. Les mâles désiraient développer des centres énergétiques et des armements de plus en plus puissants pour nous prémunir d'un ennemi éventuel. Des femelles avisées et d'autres êtres sages prônaient au contraire l'amour, l'humilité, la dévotion, croyant avec raison que l'escalade dans l'armement amènerait immanquablement des ennemis bien plus puissants que nous à se manifester. Il en résulta plusieurs enseignements, l'enseignement de l'esprit et l'enseignement technologique. Les êtres sages l'emportèrent, au début, mais ne furent par la suite plus écoutés. Et un roi en vint à régner, car il ne se trouva plus d'héritière fille. Ce roi était ambitieux et impérialiste. Il entendait soumettre les colonies de lézards paisibles qui occupaient les lunes voisines. Ces lézards durent fuir. D'autres lézards, très belliqueux, entrèrent dans notre quadrant et nos armes ne furent pas assez puissantes pour les neutraliser. Notre peuple paya là le prix de son arrogance. Leurs vaisseaux de guerre miniers purent passer, et ils pillèrent notre monde, tuant les nôtres sans la moindre pitié. Les prêtres purent fuir avec ce qui restait de la famille royale et nombre de dames aliens sages versées dans le domaine de l'esprit. Il restait fort peu des nôtres et tout notre monde avait été détruit, les survivants étaient gravement irradiés. La science de l'esprit permit de les guérir, mais notre sphère était devenue inhabitable. Il nous fallut partir à bord de grandes arches stellaires, emmenant des lézards rescapés avec nous, dont les lunes et les planètes avaient été intégralement détruites. Les spoliateurs de mondes s'en étaient venus et ils avaient tout détruit, gratuitement. C'est alors qu'il nous fut donné de voir un vaste vaisseau de lumière, de taille gigantesque, ce vaisseau fantastique parut, quelques secondes, sur nos écrans, puis s'évanouit. Cela nous donna un formidable espoir au cœur. Quelques millions des nôtres avaient survécu, des dizaines de milliers de vaisseaux constituaient notre flotte et certains présentaient des avaries. Notre ennemi nous poursuivit, nous serrant de près. L'habileté psychique des nôtres, leur connaissance du verbe et de la fracturation à distance sauvèrent les vies de tous les rescapés. Les vaisseaux miniers n'étaient plus, ils avaient récolté là le fruit de leurs méfaits, poussières parmi l'espace. Les nôtres durent faire étape sur des astéroïdes. Nous avons pu réparer les avaries. Les Grands Anciens étaient d'un courage admirable, ils fédéraient notre peuple, chacun ayant foi dans le fait que nous trouverions une planète habitable. Hélas, plusieurs mois passèrent et seules des planètes désertiques, rocheuses, arides ou couvertes d'eau, de glace, se présentaient à nous. Le pouvoir de la grande prêtresse diminuait, avant de mourir, elle fit une prophétie, et celle-ci resta. Le dessin formé par plusieurs étoiles permettrait de trouver notre planète, celle qui nous attendait. Sa fille resta à travailler de longues heures sur des cartes stellaires. Finalement, ce fut un enfant qui découvrit l'emplacement de la planète. Il était temps, car beaucoup des nôtres étaient affectés par ce vol sans fin qui avait duré près de cinq années. Durant tout ce temps, la prescience des miens avait paradoxalement grandi, c'est ainsi qu'ils découvrirent la planète Ellakhi. Ils décidèrent de s'établir dans les montagnes et les collines. La planète comportait quelques colonies d'humanoïdes à cette époque, qui furent bientôt abandonnées au fil des ans. Notre société discrète put se réorganiser et refleurir. Nous avions atteint un lieu paisible. Il fut décidé que la société qui verrait le jour serait fondée sur l'harmonie, l'amour, les soins du corps et de l'esprit. Les miens développèrent une faculté de soigner admirable. Ils demeurèrent bien abrités dans les montagnes, sans se montrer, cultivant la prescience, l'arithmétique et l'alchimie. Peu à peu, ils en vinrent à entrevoir le pouvoir de courber le temps, la matière, de voir à travers les époques, au delà des possibles présents. Jusqu'à ce que les Galmols approchent et débarquent du ciel. Il s'agissait d'un peuple proche des amphibiens, mais vivant sur la terre ferme, et qui aimait les arbres. Les Galmols aimaient l'ombre, l'humidité, et les plantes, ils s'établirent près des marais et en altitude, dans des roselières. Cela ne gêna en rien les nôtres, qui voyaient même dans la venue de ces scientifiques, un regain d'espoir. Ils comprirent que les Galmols étaient un peuple paisible, sage, et ils avaient suscité leur sympathie. Leurs cités étant étroitement régulées en termes de population, il ne viendrait nul problème démographique. Les peuples pouvaient donc vivre en paix. Puis, les deux civilisations se découvrirent, d'abord par l'esprit, les anciens aimant à échanger de manière subtile avec un grand raffinement de pensée, beaucoup de bonheur, se réunissant de plus en plus fréquemment. Les deux sociétés étaient très complémentaires. C'est aussi à cette occasion que les Ilstirr, qui habitaient autrefois les grottes, s'établirent dans les plaines. Une joie très vive nous habita alors, nous avions trouvé de nouveaux compagnons et leur histoire était pratiquement similaire à la nôtre.

     

Le sage Amoni eut un sourire paisible et chacun le félicita pour ce récit brillant.

 

  • Je comprends mieux ce soin et cette nécessité que vous mettez pour traquer les usages contrefaits de l'atome, lui répondis-je. Un transport nucléaire a été arraisonné la semaine précédente et effectivement, les lézards bleus ont du s'en charger. Il restait un peu de rayonnements nocifs, mais en trop grande quantité pour pouvoir le nettoyer par nos méthodes.

  • Peut-être savez-vous quel mystère entoure ces cartes et ces graphies ? demanda Zilmis à Dorian en lui montrant la copie d'un bas relief.

  • Je suis heureux que vous vous y intéressiez, il est la raison pour la quelle nous sommes revenus vous voir, fit notre ami blond en riant. Nos anciens ont disséminé les temples de sagesse, un peu pour avoir un œil sur vous et beaucoup pour avoir le plaisir de vous immerger dans la haute lumière blanche. Cette lumière qui a fait peu à peu ce que vous êtes en vous permettant d’emprunter un nouveau chemin, celui de l’ascension de votre corps astral et physique. Ce chemin, vous l'avez tous suivi. Les portails magiques étaient le moyen dont usaient nos ancêtres pour se rendre instantanément d'un lieu à un autre. Les vaisseaux-lumière utilisent le même principe. Ils possèdent en eux-mêmes de tels couloirs. Toutes les directions sont possibles, celles de l'esprit. Songez bien que votre vision, votre cerveau sont une réplique de l'univers à l'état pur. C'est non seulement les prescients qui peuvent voir où se glisser entre les étoiles, mais aussi tout être qui sent cette connexion parfaite avec le Grand Tout ! En puisant dans cette source d'énergie infinie, les anciens ont réussi à connecter les mondes entre eux, et vous pouvez faire de même.

  • Avec une carte ? s'enquit le petit Zilner.

  • Oui, au bon moment au bon endroit, répondit Orel. Tu as deviné.

  • S'il en est ainsi, cela veut peut-être dire qu'il existe un temple semblable sur Ortedda ? Questionnais-je.

  • Oui, nombre de planètes habitées comportent de tels temples, avec une mémoire intégrale de la planète, de tout ce qui y est advenu. Cela se réfère à un très lointain passé, et tout être qui le désire peut consulter ces mémoires. Une planète est aussi un être vivant, composé de multiples couches, elle a une conscience, il est donc parfaitement normal que son passé soit abrité en détail dans sa trame éthérique, comme le sont votre histoire, vos pensées, souligna Dorian. Mon père pourra vous en dire plus.

  • Nous allons rencontrer votre père ? s'extasia Amoni. Quel bonheur !

  • Et le mien, fit Orel, ils sont très bons amis. Nos mères aussi s'entendent bien. Et toute notre famille. Ils sont très liés. Mais nos pères sont deux très bons complices, ils sont très amusants, vous verrez.

    Chacun de nous a eu un long rire, cherchant à imaginer deux géants blonds en train de piloter certainement des astrocroiseurs de lumière avec une virtuosité hors normes.

 

Je vous salue, amis de la Terre bleue et vous remercie pour votre intérêt porté vers les mondes souriants du dehors. Nos pas engendrent aussi les vôtres à présent et nos deux royaumes sont liés par la magie des ans.

 

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

 

 

 

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