Descente vers la Terre intérieure (2)

Publié le par Aurélia LEDOUX

Descente vers la Terre intérieure (2)

Récit du généticien Lestrys 

A l'intérieur des cavernes de lumière

 

Le début de ce texte est disponible ici : Descente vers la Terre intérieure Partie 1

Le généticien Lestrys est venu de nouveau me dicter la suite de ce message, venu d’une seule traite. Il m’a aidé à en affiner l’expression avec sa patience habituelle.

A ce moment, il a noué des liens très forts avec trois aliens et un humain. Il poursuit le récit de son aventure dans les cavernes du monde intérieur.

 

« Il y a bien longtemps que nous nous sommes enfoncés dans les cavernes du monde intérieur.

C’est moi de nouveau, le généticien Lestrys, et je viens pour continuer ce message, là où il s’était arrêté. »

Je vois soudain un alien au teint bronzé agréable, et aux yeux bleu vif, il possède un visage serein et moins de rides aussi, que lors de notre dernière entrevue.

Voici qu’il se met à sourire.

« Cela fait longtemps, reprend-il, et à cette époque, nous étions en compagnie de nos chers petits, de plusieurs groupes d’êtres humains, tous d’excellents compagnons, ainsi que de membres plus ou moins âgés de notre peuple.

Cette traversée s’est révélée très enrichissante malgré les périls rencontrés.

Tu te souviens que nous nous étions arrêtés au moment où, à bout de forces, nous avons remonté le boulevard de la Rédemption pour atteindre un lieu de guérison ?

Voici ce qui s’est passé ensuite.

Alors que les soigneurs nous emmenaient dans une série de trains flottants dorés, bleus vifs et turquoise, nous nous sommes sentis transportés en un lieu de paix immense, un lieu duquel nous pouvions nous sentir reliés par voie psychique à tous nos compagnons. Cela nous a fait venir des larmes de joie, et je dois dire que leur prévenance, m’a stupéfait.

Ils ont veillé à nous laisser avec les autres membres de l’expédition, ceux avec lesquels nous avions noué les liens les plus forts.

Nous avons traversé d’autres cavernes dorées, rosées, d’une taille prodigieuse, certaines au sol tapissé de chandelles translucides, d’autres comportant des lacs de lave.

 

Il a fallu, et cela nous a causé un vif émoi, passer au dessus de ces cavités, emplies de magma bouillonnant.

Les paisibles soigneurs qui nous assistaient ne s’en sont même pas alarmés, tout cela étant pour eux fort ordinaire.

Le train, nous ont-ils dit par l’esprit, comportant suffisamment de niveaux de protections éthériques pour passer ces gouffres sans dommages.

Effectivement, les vitres restaient propres et ce malgré le déferlement de magma bouillonnant qui produisait nombre de projections à une haute température.

Chose inouïe, nous n’avons pas même senti la moindre chaleur venant de ces guyots, de ces lacs de magma assez terrifiants au premier regard.

Au contraire, ils nous ont fait écouter un chant, un chant très beau, très profond.

Regardez, écoutez, a dit un Être de Lumière, ce chant est celui de votre Terre, de ce monde aimant, de sa vie qui s’écoule, telle le sang d’un être vivant, pour amener des éléments nutritifs à son organisme.

Ce chant nous a plongés dans la plus parfaite des fascinations. Je me suis endormi, mes compagnons également, et durant toute la fin de ce voyage, il se trouvait que ce demi-sommeil me portait en des endroits intermédiaires entre la réflexion la plus profonde et le détachement le plus manifeste.

 

Oui, car chaque merveille que je voyais, je pouvais la percevoir à la fois avec mes yeux d’esprit éveillé, qui flottait au dessus du train et de temps à autre, et avec mes yeux d’alien, lorsque j’ouvrais les yeux par intermittence.

Cette étrange randonnée souterraine dura assez longtemps, plusieurs de vos heures, au moins une bonne après-midi, jusqu’à ce que je sois transporté dans une grande salle, assez dépourvue de mobilier.

On aurait dit l’intérieur d’un très vieux temple en pierre dorée, mais le plus simple qui soit, simplement avec des murs fort lisses, des escaliers et des colonnes. La roche était brute, il n’y avait nulle décoration d’aucune sorte, juste des lumières dorées.

En ce temple souterrain, se déversait une eau très agréable en de petits bassins. On nous allongea sur des lits confortables et une vive lueur vint tomber du plafond. Elle se concentra sur nous tous. Je dois dire qu’il me vient peu de mots pour décrire l’extraordinaire bien être que me causa cette lumière. Ces phases de bien être étaient entrecoupées de brûlures pénibles mais supportables, comme si la lumière se frayait un passage jusqu’à l’intérieur de mon être profond.

Ensuite, un bien être absolu venait chasser tout sentiment de malaise.

 

Les lumières s’éteignirent tout autour de moi, ne restant plus que la clarté dorée du temple. Ensuite, une femme très douce vient auprès de moi, et me fit boire une simple coupe remplie d’eau mystérieuse.

La femme était radieuse, et ses cheveux possédaient un éclat auburn, elle avait comme une sorte de coiffe qui formait des étoiles de lumière sur ses cheveux iridescents. Je n’avais jamais vu cela. Je bus l’eau de ce lieu de guérison, ensuite, je m’endormis, très profondément.

Je sentais que mon corps en avait grand besoin.

Lorsque j’ouvris les yeux, je vis que je me trouvais dans une chambre douillette bleu nuit. Je me levais et m’étirais, tout en réalisant avec stupéfaction que mon corps était bien plus souple. Je pouvais à présent me déplacer avec une aisance merveilleuse !

Prodige des prodiges, je pouvais gambader comme un jeune alien !

Il me faut vous avouer que notre espèce est l’une des plus agiles qui soient, alors tout cela me combla profondément.

 

Je trouvais dans cette chambre des habits amples et agréables, ainsi qu’un magnifique manteau brodé, en velours rouge, puis des souliers, parfaitement à ma taille. Je ne portais qu’une chemise légère. Je m’habillai en n’osant croire à de tels présents, ces habits étaient vraiment magnifiques, je voyais mon reflet sans y croire dans le miroir de cette chambre.

Vraiment, j’étais empli de gratitude pour ce peuple si attentionné. Près de mon lit, se trouvait mon sac, et lui aussi semblait avoir mystérieusement rajeuni. Comme s’il avait pu être plus neuf après tout ce que nous avions traversé, zones d’eau soufrée, sources brûlantes, bourbiers en ébullition et cascades glacées.

 

Je sortis de la pièce avec une vive excitation au cœur, et voici que je me trouvais face à mes compagnons, eux aussi d’une élégance superbe, dans des atours qui leur seyaient à ravir.

Ils m’entourèrent en riant, pareillement ravis de me voir en si grande forme. L’un de mes compagnons était Paul, un homme assez bedonnant, et il avait mystérieusement minci, son teint vif et rosé attestait d’une parfaite santé, il pouvait à présent se mouvoir avec une aisance tout à fait nouvelle.

Nous nous somme attablés en riant, l’un des plus jeunes de notre groupe, un petit alien que je nommerai Stency pour la commodité de ce récit, vint à mes côtés.

Il était tout joyeux, mais un peu inquiet, comme si cela était trop beau pour durer. Nous nous sommes efforcés de le rassurer. Nous étions dans un endroit assez étonnant, pour être exact, une sorte de véranda fort vaste. Notre table toute blanche, était garnie des mets les plus savoureux. Des parements de verre décorés de guirlandes incrustées dans les vitrages formaient le plafond, et le sol était en dallage bleu turquoise, incrusté lui aussi de motifs végétaux finement entrelacés.

Par le vitrage, une belle prairie verdoyante était visible à perte de vue, au loin, une chaîne de montagnes très hautes formait l’horizon. On voyait entre les deux de charmants petits villages garnis de demeures de pierre ouvragée, de champs, de vergers, avec quelques installations comme des hautes tours, abritant des vaisseaux, de la technologie.

Cet endroit nous comblait, tout en suscitant notre curiosité.

 

Après le repas, un homme blond et grand vint à notre rencontre et s’inclina, il était accompagné … d’un alien ! L’alien nous plut immédiatement, il était drapé dans un très beau manteau brodé, et portait une cape en tissu chatoyant, couleur feu, ou verte, suivant l’endroit d’où on le regardait.

L’alien, nommé Derryl, nous serra les mains affectueusement, il était de belle taille et nous aida à embarquer nos bagages sur un petit transport.

  • Vous êtes arrivés à la cité des bienheureux, dit-il avec une bonté sincère. En cet endroit seuls les plus purs sont admis, ceux qui ont choisi le chemin vers la lumière, leur lumière. Nous vous avons donné votre chance, car nous avons vu combien vous étiez vaillants et aimants les uns envers les autres. Alors, nos artisans ont pris plaisir à élaborer pour vous ce lieu de repos sur la montagne. Nous viendrons vous visiter dès que vous nous appellerez en pensée. Ici, vous ne manquerez de rien. Il existe déjà beaucoup de familles qui vivent dans la montagne et qui ont pu y être soignées, expliqua t-il.

 

Nous montâmes et embarquâmes à bord d’un petit vaisseau en forme deltoïde.

Il décolla avec aisance, l’alien maitrisant parfaitement l’art de la navigation. Le trajet fut assez long et plaisant.

Notre nouvel ami était désireux de nous montrer combien cet endroit était vaste et recelait de formes de vie variées.

Nous avons traversé en premier la grande vallée, et celle-ci comportait de très belles cités de pierre dorée, avec de nombreux champs. De hautes tours de grès abritaient des zones de reconnexion énergétique. Les habitants ressemblaient à des Indiens mexicains, ils s’occupaient de récolter leurs champs, lesquels donnaient des fruits et des légumes exceptionnels.

D’autres lieux de vie nous furent montrés, en particulier dans un désert brûlant, où une très belle citadelle de pierre effilée se révéla. Pour nous, concevoir un lieu de vie dans cette fournaise était impensable, mais notre guide nous expliqua que certains êtres s’y trouvaient fort à leur aise, que cela leur permettait d’absorber parfaitement les rayons du soleil.

Ensuite, il nous fut donné de voir la plus fantastique chaîne de montagne qui soit. Celle-ci se tenait au-delà d’une vaste plaine. Bordée en son pied de vergers, de champs verdoyants, des cultures se succédaient en d’audacieux étagements de terrasses, jusqu’à son sommet. De très jolies petites maisons de terre et de pierre dorée étaient abritées dans la paroi. On y accédait aisément par l’usage de petits vaisseaux en forme de disque brillants. Les gens qui habitaient ces falaises étaient de peuples très divers, on y voyait des humains, des aliens, des êtres de très grande taille, des lézards, et même des êtres à plumes ou à poils.

Il existait beaucoup de créatures qui venaient visiter ce lieu, couronné à son sommet par un haut temple. Ce lieu était ouvert à l’existence des hors-mondes.

Effectivement, un temple, surmonté d’une pyramide attirait notre regard. Nous avons franchi la montagne et juste derrière celle-ci, un paysage formé d’une jungle impénétrable s’offrit à notre regard. Cet endroit était illuminé des plus belles cascades qui soient. Là, d’autres temples, de guérison ou de pèlerinage, étaient visibles. Plus loin, au ras d’une grotte, une cité miroitante de blancheur se parait dans un lac. Cette cité de lumière émettait des lueurs pastel de lumière rosée, dorée et bleutée.

Nous étions très émus face à un tel spectacle. Le vaisseau parcourut encore longuement ce bien vaste pays, pour aboutir à une zone montagneuse, assez humide.

Le navire se posa dans l’herbe, sans heurts, et  nous en descendions un peu interloqués.

 

Notre guide, toujours aussi alerte, saisit nos bagages et escalada un raidillon. Je portais le petit Stency, qui était un peu affaibli de tant de péripéties. Nous nous trouvions soudain face à une très belle cascade.

Sur la droite de celle-ci, se tenait une belle tour de pierre rosée, garnie de fleurs. Cet endroit nous ravit aussitôt, il était bordé par le plus charmant des jardins, avec un verger, des zones de culture et d’autres lieux où poussaient des fruits délicieux.

Nous nous sommes précipités face à la belle demeure pour l’admirer plus à loisir, et chacun y entra sur la pointe des pieds. Un petit salon chaleureux à l’éclairage agréablement tamisé, tout de bois, apparut. A l’étage, des chambres garnies de tentures, de tapis soyeux, et d’alcôves nous attendaient. Chacune de ces chambres possédait un ou deux petits lits pour aliens. D’autres chambres plus spacieuses et hautes de plafond étaient prévues pour nos amis Terriens, qui n’avaient pas non plus été oubliés. La tour comportait aussi une bibliothèque, avec un petit laboratoire de biologie.

Nous avons longuement remercié notre hôte de tant de bonté, de générosité.

 

Il nous dit que ce n’était rien, qu’il leur était agréable de faire ainsi, il nous encourageait à nous reposer dans un premier temps, puis à nous mettre aux activités de notre choix. Il nous invita à explorer les sentiers des alentours, lorsque nous serions plus dispos. Il expliqua qu’il reviendrait nous visiter bientôt.

Nous étions quelque peu inquiets. Les zones montagneuses ne deviennent-elles pas froides et neigeuses lorsque arrive la mauvaise saison ? nous demandions-nous.

 

  • Pourquoi concevoir une mauvaise saison ? Ces aléas climatiques n’ont pas de nécessité ici. Le climat est stable et accueillant toute l’année en ces montagnes, il peut y avoir des jours couverts et pluvieux, mais point de neige. Ce lieu a été spécialement conçu pour la guérison des aliens, il est sans danger pour vous, nous rassura notre guide d’un ton serein.

 Et il s’en fut, le petit vaisseau décollant avec grâce.

 

Au début, nous n’avons tout simplement pas cru à notre bonheur, il nous a fallu plusieurs jours pour constater que tout cela était bien réel, que notre petit groupe, composé en tout de sept personnes, dont deux enfants, allait vivre des jours paisibles. Notre groupe comportait deux petits clones très jeunes, trois aliens, dont moi, et deux Terriens aimables, tout à fait prompts à la plaisanterie. Nous avons fini par nous habituer à autant de bonnes choses, au repos que cette nouvelle vie nous procurait.

Puis, nous avons exploré les environs, occupant nos activités au jardinage et aux récoltes des nombreux fruits de ce lieu plein de vie. Nous partagions notre temps entre des randonnées au grand air, les récoltes et l’étude des pollens. Il nous était vraiment agréable de voir une telle abondance de lumière, de vie nouvelle, d’oiseaux. Tout ici semblait divinement orchestré, les oiseaux mangeant les fruits que nous ne pouvions cueillir, au sommet des arbres. Des petits animaux à fourrure se montraient eux aussi ravis de vivre en un tel endroit. Nous étions émerveillés, et nos petits compagnons se sont peu à peu remis des terribles instants que nous avions du traverser.

Au fil des jours, nous avons réalisé qu’une belle demeure était visible sur une colline avoisinante.

Nous avons décidé d’aller y faire un tour, et là, notre joie fut encore plus grande, puisque tous nos compagnons faisant partie d’un autre groupe, se trouvaient répartis dans différentes demeures. Ils nous ont invité à prendre un petit goûter, et comme nous avons pu parler alors !

Les travaux de rénovation d’une vaste villa de type normand avançaient bien en contrebas. Nous avons bien ri en voyant de nombreux petits aliens habiles se déplacer lestement sur les toits afin de poser des tuiles. Les aliens installèrent aussi de nombreux appareils de mesure sur les cheminées. Lorsque tout était fini, ils sautaient simplement du toit, et d’autres aliens tout en bas, faisaient agir leur fluide pour abaisser la gravité. Comme tout cela était amusant à voir !

Nous sommes retournés voir nos compagnons à plusieurs reprises et à chaque fois, nous en avons éprouvé une très vive félicité.

 

Au bout de plusieurs semaines, notre ami, Derryl, revint nous visiter dans un vaisseau plus grand, il nous invita à l’accompagner, en divers cités de ce monde joyeux, qui nous fascinait à un point très élevé. Nos esprits curieux fourmillaient de questions.

Le vaisseau bondit vers les cieux et survola une très vaste jungle. Nous pouvions reconnaitre cette cité scintillante qui fascinait notre regard. Le navire se posa à l’orée d’une grotte sur une vaste esplanade de cristal. Au dessus de nous, des tours translucides immenses baignaient ce lieu d’une très belle lumière irisée.

Nous étions sans voix face à ce spectacle. Derryl descendit du vaisseau est nous invita à le suivre.

Nous marchions à sa suite, et le sol était de consistance très étrange. En réalité, nous avions comme l’impression de marcher sur de l’eau. Derryl nous expliqua qu’il s’agissait d’une cité de lumière érigée grâce à la force de l’esprit de ses habitants. Cette cité se reflétait dans le grand lac, et tous les êtres qui y vivaient étaient des êtres d’Amour.

Effectivement, nous avons croisé de nombreux êtres, tous ceux qui nous observaient ne le faisaient qu’avec bonté, nous faisant des signes amicaux ou nous fixant avec bienveillance. Des prairies parées de milliers de fleurs superbes étaient visibles, avec des Êtres de Lumière occupés à deviser près de fontaines, de cascades et de rocailles illuminées de lumière blanche.

Derryl nous a fait entrer dans un édifice assez vaste, flanqué de deux tourelles de cristal ciselé. A l’intérieur, on y voyait à peine, nous nous sommes assis sur des sièges confortables et les Êtres de Lumière parurent, portant de grands chandeliers, semblait-il, avec des lampes d’un éclairage très vif. Puis ils dressèrent une vaste table. D’autres invités, aussi étonnés que nous, parurent. Le repas se déroula dans la plus vive allégresse. La vaste salle auparavant sombre était décorée des reflets de mille lanternes qui semblaient suspendues en l’air. Les enfants riaient en voyant tout cela. Chacun mangea avec appétit des fruits, des terrines de légumes, d’algues, de champignons et des beignets de céréales délicieux.

Je questionnai notre guide sur ce menu.

  • Où est la viande ? demanda un Terrien
  • Ici non plus, il n’y en a pas. Nous mettons en œuvre la loi, suivant laquelle tuer un être vivant pour se nourrir est un acte imparfait. Surtout lorsque les composés de ces  êtres sont présents en abondance dans tous les mets que vous voyez. A présent, vos corps sont plus légers, dénués de la matérialité de la surface, vous pouvez vous contenter d’une bien plus faible part de nourriture qu’auparavant. Vos cellules sont plus vigoureuses. Le comprenez-vous ?

Effectivement, c’est ce que je compris, l’appétit de tous avait diminué, non leur curiosité.

Derryl eut un long rire.

  • Nous sommes au cœur de la planète, près de son cœur, tout est plus énergétique, l’air même que vous respirez vous nourrit. Ici toute tentative de violence serait impossible et vouée à l’échec, c’est pourquoi, les animaux sont libres et peuvent se déplacer en toute liberté parmi nous.

Je constatai effectivement que des chats, des sortes d’écureuils, des oiseaux, mais aussi des petits lézards étaient perchés sur les colonnes de l’entrée de notre salle. Des papillons virevoltaient près des massifs, et de nombreux oiseaux s’approchaient sans crainte de nos petits groupes, pour se désaltérer dans les bassins.

  • Les animaux sont une composante essentielle du Père Mère, vous en êtes une également et il lui sied que toutes ses créatures vivent en harmonie et dans l’abondance.

Je demandai enfin à mon guide ce qu’étaient les Êtres de Lumière. D’où ils venaient.

  • Ils sont ce que vous serez, me répondit-il d’un air tranquillement confiant. Ils sont l’octave supérieure de la vie, lorsqu’elle a trouvé une porte nouvelle pour rayonner au plus près de son âme. Oui, considérez bien cela. Les Êtres de Lumière ont été des hommes autrefois. Ils en sont venus à renier le chemin menant vers l’avidité et la cupidité, vers l’égoïsme. Au contraire, ils ont eu envie de donner, d’aider autrui, d’offrir leurs talents innombrables au service du plus grand bien. Alors, leurs corps matériels se sont transmutés, et vous les voyez à présent tels qu’ils sont devenus. Sur la surface du monde ils sont invisibles, même si leur nombre est très élevé. Dans ces grottes baignées d’une énergie de purification, de transformation de vos êtres, vous les voyiez comme de petites lumières et maintenant ils vous apparaissent dans toute leur splendeur.

Disant ces mots, mon guide tourna la tête et je vis alors une radieuse apparition. Le choc fut intense. L’alien était entourée d’une lumière bleu pâle, qui soulignait de la plus exquise manière ses traits charmants. Sa belle peau de soie était d’un turquoise très clair, mais luminescent. Ses doux yeux bleu noir, me dévisageaient avec une joie réciproque. Elle portait une tunique légère rose pâle. Et que dire de cette aura de bonté, de franchise, de force immense que je sentais poindre dans tout son être !  Elle vint près de moi et me salua. Je fus à peine capable de dire mon nom, tant j’étais stupéfait, ému, de son apparition. 

 

  • Cela est-il donc possible ? demandais-je
  • Absolument, répondit la créature avec grâce. Je ne suis point une déesse, ni une fée, mais une alien tout comme vous. Tous les êtres peuvent devenir lumière, tous, s’ils le souhaitent. Il suffit de le vouloir pour que cette transformation commence à s’opérer.

Alors, je dévisageais le petit Stency avec une joie nouvelle. Mon petit protégé avait vu lui aussi l’alien de Lumière et il en gazouillait de joie. Je contemplais mes compagnons attablés et souriants.

Lorsqu’un chant absolument sublime s’éleva de cette radieuse assemblée. Des musiciens apparurent et chacun reprit le chant, qui enfla en un tourbillon de joie inextinguible. A cette instant, je réalisais que de nouveaux aliens luminescents étaient apparus, des mâles, mais aussi des femelles, toutes aussi charmantes que la magnifique apparition.

Mon bonheur fut alors très grand, je me sentis inondé d’amour, empli d’espoir, d’une joie glorieuse. Je vis alors que mes mains répandaient un faible éclat doré.

J’en éprouvais une immense félicité. »

A vous, hommes du dessus, hommes de la surface, hommes de joie.

Puisse le meilleur s’épanouir pour vous tous et toutes. Puissent vos vies être les plus heureuses, les plus paisibles possibles.  Je vous remercie de cette lecture attentive.

Le généticien Lestrys

 

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

Illustration : Toile de Frederic Edwin Church

 

 

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