Une pépinière d'un autre monde

Publié le par Aurélia LEDOUX

Une pépinière d'un autre monde

Message du professeur Zolmirel

 

« Heureux habitant de la Terre, m’entends-tu ? Je parle depuis le royaume des cieux.

C’est moi votre ami, le professeur Zolmirel. Nous nous sommes élevés ces temps-ci et avons pris un peu d’altitude. »

Je crois bien qu’il parle depuis un vaisseau.

« Je sens beaucoup de questions, de préoccupations.

Oui, tout cela est normal. Toute chose en son temps viendra. La fleur qui grandit a besoin de temps, ensuite elle éclot, aussi belle que le jour.

Vous devez accomplir pareillement votre métamorphose, pour l’instant, cette métamorphose est interne, intérieure.

Une fois qu’elle sera accomplie, le meilleur procèdera de vous, comme cela a été le cas pour nous.

Nous pouvons agir sur notre environnement direct, c'est-à-dire, tout ce qui pousse, les fleurs, les animaux. Vous le pouvez aussi. » 

            

A cet instant et combien il est étrange, une chrysope affaiblie se pose sur mon clavier. C'est un merveilleux "hasard", je peine à réaliser tout cela. Est ce bien fortuit ?

Les chrysopes sont de petits insectes aux superbes yeux irisés. Normalement leur coloris est vert, ils deviennent bruns durant l’hiver en raison, je le suppose de l’absence de lumière. Ils sont naturellement inoffensifs et  d’un naturel très curieux. Comme leurs ailes sont très fines, ils me font penser à de petites fées.

 

"Oui, vous pouvez agir sur les tout petits, reprend le professeur.

Ils sont nombreux à essayer de communier avec vous, géants que vous êtes !!!

Nous pouvons agir en soignant arbres et plantes, et aussi animaux et humains, si nous le souhaitons et si eux le souhaitent. La plupart des vôtres aspirent à être soignés, à être régénérés, mais il en est qui craignent toujours une attaque, d’autres qui sont si fiers que cela leur cause une sorte de blessure. Cela indispose leur amour-propre et leur orgueil que d’accepter l’aide de quiconque, comme cela est dommage.

Nous aidons chaque fois que nous le pouvons, chaque fois que nous y sommes autorisés.

Et vous autres, enfants brillants de la Terre, le pouvez aussi. Vous pouvez aider les arbres, les plantes, à croître en beauté, en largeur, rien qu’avec la force de votre pensée agissante !

Nous pouvons aider à soigner de jeunes aliens, rien qu’avec notre esprit, leurs plaies cicatrisent et se referment. Le taux de consolidation cellulaire des aliens est très élevé, ils possèdent une vitesse de cicatrisation très rapide. Vous êtes en train de reconquérir pareille capacité.

Nous pouvons aussi agir sur notre environnement direct. Les fissures, les lézardes des bâtiments, tout ce qui nécessite d’être rebouché avec du ciment, d’être repeint, oui les plus sages d’entre nous font cela allègrement en buvant leur thé ! »

Il rit.

« Nous voyons bien que cela vous stupéfie et vous émerveille, les plus avides d’entre les vôtres convoitent ces capacités de l’esprit. En particulier celles qui leur permettent d’élaborer des matières précieuses. Vous voyez bien de quel métal je veux parler. Chez nous, maîtriser de tels usages se fait au bout d’un temps immensément long, il convient d’en être vraiment digne, autrement, cet usage disparaît en nous. Chaque alien développe ce qui lui donne le plus de bonheur.

Au bout d’un certain temps, fabriquer des objets précieux devient un petit peu monotone, donc les plus sages préfèrent se consacrer aux soins sur des blessés, et à la réfection de nombreux intérieurs et astronefs que nous possédons. Cela est un travail d’équipe, il est bien sûr fort aisé et amusant.

Nous prenons beaucoup de plaisir à aménager des intérieurs douillets. »

 

Il me montre de petites maisons rondes avec des tapisseries orange et rouge vif à l’intérieur, des sièges confortables, des petits salons, où ils se réunissent en groupe pour méditer. Tout cela est très plaisant, on sent beaucoup de bien être. L’accent est mis sur la simplicité et l’esthétisme. Les meubles sont principalement de forme arrondie, comme tout ce qui est visible. Ce lieu est très coloré, vraiment agréable au regard. On voit des rideaux qui délimitent d’autres pièces, dont une chambre avec un lit minuscule. Une autre pièce sert d’appentis, et permet le remisage des vaisseaux stellaires. Son peuple utilise des nefs de petite taille et de très vastes croiseurs, plus hauts, sont stationnés dans l’espace.

De temps en temps, ils les font atterrir, pour les rénover, tous les dix ans ou une fois par siècle, suivant les modèles.

Le professeur m’explique que son peuple habite une planète luxuriante très humide, avec des forêts de taille vertigineuse. Cette planète ressemble un peu à Pandora, dans le film Avatar. Mais c’est un lieu paisible, la couleur des plantes est plutôt vert tendre, il s’y déplace des animaux doux, pour la plupart. Le professeur communique directement avec les petits habitants de cette vaste forêt.

Les pluies sont assez importantes et en certaines régions, ils habitent dans les arbres pour parer à cet effet. Il existe de vastes sentiers, des échelles, des escaliers et des tourelles élégantes aménagées dans les arbres, D’autres édifices ont les pieds dans l’eau, notamment les tourelles servant à l’atterrissage des nefs. Il faut des endroits dégagés pour cela, donc le sommet des collines et des montagnes est tout indiqué.

 

En d’autres contrées, plus sèches, plus montagneuses, froides et venteuses aussi, il existe d’autres aliens, au teint saumon. Ils vivent dans de très hautes cités, et cultivent des fruits dans des serres assez vastes chauffées par les rayons d’un soleil orangé, de petite taille.

Il m’envoie une image. Le ciel est bleu, les sommets des montagnes or, tirant sur le vermillon, les ombres sont immenses. Le paysage est celui d’une steppe avec quelques herbes sèches, mais peu de végétation. On voit des montagnes bleutées à perte de vue. Les sommets sont couverts de givre et de neiges à leur cime.

On voit une myriade de fleurs croître à l’intérieur d’une sorte de coupole de verre qui fait penser à une véranda. La lumière est superbe, rosée et dorée. Dans cette véranda agréablement tiède, croissent aussi des sortes de fougères, des racines comestibles, des mousses, des champignons immenses, et ce qui fait penser à de la salade, mais un peu comme un arbre, comme un buis. La pièce doit faire la taille d’une petite chambre.

 

Un alien est là, ou plutôt un jardinier immobile et silencieux, plongé dans une magnifique méditation.

Ce jardinier influence la croissance des plantes, il est elles, et elles sont lui. Il modifie subtilement la place de chaque contenant, l’orientation, l’apport en humus, en nutriments. Ils sont très prévenants envers les plantes.

Le professeur me montre ensuite une autre pièce gris bleu, agréablement éclairée et présentant elle aussi ces ombres anormalement allongées. Je crois que c’est parce que nous sommes au pôle de sa planète, au Pôle Nord. La baie vitrée est faite pour concentrer la lumière du petit soleil déclinant et de son cortège de lunes orangées. On voit une petite sphère orange près de la belle qui descend, mais cette demi-obscurité, ce demi-crépuscule se poursuit très longtemps. Le vitrage est fait de petits losanges arrondis avec une sorte de réseau de câbles invisibles, masqués élégamment dans le châssis du vitrage.

On voit dans cette pièce un peu plus grande, d’autres bacs, des pots, et même de vastes parcelles de ce qui ressemble à des cristaux, des animalcules vivants. Il s’agit de formes de vie bio minérales absolument fascinantes et entre ces cortèges de chandelles, de cristaux, de corolles, évoluent de petites lucioles, de toutes les couleurs. Plus loin dans la serre, l’édifice se poursuit, creusé dans la montagne.

 

Derrière une porte blanche avec des volutes élégants, existe une très belle lumière blanche, comme la lumière du jour et autour de celle-ci le début d’une zone cultivée absolument immense. Il existe beaucoup de plantes, de buissons, d’arbustes, par endroits, on se croirait à l’orée d’une forêt. Le plafond de cette salle doit atteindre facilement 30 mètres de haut. Comme tout cela fait plaisir à voir ! Alors qu’au dehors, les montagnes sont sèches et stériles en apparence.

 

« Cela est issu du sol de cette région, convenablement amendé et apprêté, et oui, nous sommes emplis de joie de tout cela, de ce petit miracle que peut opérer la nature.

Nos savants choisissent volontairement de s’expatrier dans ces régions hostiles, froides et venteuses, pour y tester de nouveaux semis et élaborer de nouvelles pousses plus vigoureuses, qui permettront de créer la vie sur un corps stellaire stérile.

Pour cela, il faut des étapes préliminaires, ce corps doit avoir suffisamment refroidi et son sol doit contenir en suffisance certains corps minéraux indispensables. La vie peut s’épanouir en de multiples écrins, phosphoriques, sulfureux, hydriques, azotés, ou oxydés, il existe de très nombreux terrains. Il existe des plantes qui aiment le baryum, des moisissures qui apprécient le bore, le chlore et les hydrocarbures. Il existe toujours cela.

 

Ces organismes sont souvent présents sous forme d’animalcules ou de bactéries. Nous les appelons des organismes d’épuration du milieu fertile, vous les appelez « décomposeurs ».

Ces bactéries et moisissures fracturent de grosses molécules, d’oxydes métalliques, de composés pétroliers, en d’autres composés, inoffensifs pour la vie.

Il va sans dire que nous en déversons d’immenses quantités sur les mondes qui en ont besoin, avant de les pourvoir d’une vie cristalline, puis végétale.

Les êtres du cristal se plaisent à œuvrer en d’immenses fournaises, d’où ils tirent leur énergie vitale. La vie minérale est consciente, elle est directement impliquée dans la photosynthèse et les échanges racinaires. Cette vie aspire à être absorbée par l’écrin de vie suivant, la vie végétale, puis celle-ci aspire à son tour à être absorbée par la vie animale.

La vie animale aspire à son tour à être transmutée, par la vie éthérée. Ainsi, les animaux et les humains aspirent à devenir pure lumière, nous y aspirons aussi.

Les aliens devenant lumière reviennent nous visiter de temps à autre. Ce sont les plus sages parmi les anciens, et ils ont transmuté avec succès l’étape de la vieillesse, de la mort du corps physique, en une radieuse jeunesse.   

Leur immense vitalité nous émerveille et comme il est bon d’écouter leurs propos si riches d’enseignements. Comme il est bon de songer à franchir autant de barrières métaphysiques !

L’alien que je suis se réjouit bien à chacune de ces occasions. Il en est de même pour vous, lorsque vous voyez en songe l’un de vos aïeux.

Celui-ci vous offre une petite parcelle de sa sagesse, n’est ce pas ?

Voila qui est bien et très bien. Je vous dis à très bientôt et vous envoie toute ma joie, toute ma sérénité en vos cœurs. Oui, la vie est décidément une merveilleuse aventure où l’on ne cesse d’apprendre de ses pairs.

Je vous salue et vous embrasse, »

 

Le professeur Zolmirel entouré de tous les amis de la Terre,

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

 

Sur ce site très bien fait, à consulter impérativement pour tous ceux qui aiment les insectes, vous trouverez beaucoup de superbes clichés, avec des gros plans de fleurs :

  https://beaumontsnatureenville.wordpress.com/category/3-la-faune/insectes/guepes/

 

 

  

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isabelle 08/03/2017 12:48

beaucoup de choses à méditer dans ce beau post ... beaucoup de choses dont nous pouvons nous inspirer! merci Aurélia!