Pluton, un monde à l’atmosphère bleue

Publié le par Aurélia LEDOUX

Pluton, un monde à l’atmosphère bleue

La belle de glace révèle son vrai visage

De superbes clichés qui viennent d’être publiés par la NASA dévoilent les splendeurs de ce nouveau monde, ainsi que de son satellite, Charon.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Charon, a tout comme notre Lune, une orbite synchrone avec sa planète-mère. Elle présente ainsi toujours la même face à Pluton, accomplissant une révolution en environ six jours.

Cet aspect rend ces deux petits corps lointains étrangement proches de notre Terre, bien qu’ils orbitent à environ 5 milliards de kilomètres de chez nous.

Pluton possède un diamètre de 2370 km et Charon de 1214 km. Une distance moyenne de 19 000 kilomètres les séparent, ce qui est très peu, compte tenu de l’immensité de l’espace.

Si l’on observe la surface de Pluton, on réalise qu’elle est très contrastée, la zone tropicale, face à la sonde, révélant, en particulier ce superbe cœur de glace.

Pluton, un monde à l’atmosphère bleue

Pour bien réaliser cette incongruité de la nature, il faut imaginer cependant, que Pluton est très inclinée sur son axe (de 57.5 degrés par rapport au plan de son orbite).

Elle est presque couchée, son Pôle Nord étant situé dans la partie gauche de l'image.

Son axe de rotation est visible ici :

Axe de rotation de Pluton

Axe de rotation de Pluton

La zone claire en bas à droite de Pluton, correspond donc à une zone de glace, qui est en réalité le pôle de la planète.

Et ici, voici une autre image, moins connue présentant elle aussi l’allure d’un cœur, chose amusante.

Autre coeur de Pluton

Autre coeur de Pluton

Cette image correspond à la zone équatoriale de Pluton, que New Horizon n’a pu photographier de manière satisfaisante, et au milieu à son Pôle Nord.

Reconstitution de la rotation particulière de Pluton tournant autour d'un point fictif

Reconstitution de la rotation particulière de Pluton tournant autour d'un point fictif

La fabuleuse vue de Pluton en rotation ci-dessus, montre bien le contraste saisissant entre ses différentes régions. Cette petite planète tourne sur elle même en formant un cercle autour d'un point fictif de l'espace. Charon joue un rôle dans ce mouvement si particulier.
Mais les scientifiques ont découvert aussi que Pluton possédait une atmosphère étendue.

La brume qui ourle le paysage sur l’image ci-dessous est une preuve supplémentaire de son existence. Comment ne pas s’extasier devant ce superbe panorama de notre lointaine sœur ?

Brume au dessus des reliefs escarpés

Brume au dessus des reliefs escarpés

Pour mieux voir le détail de cette atmosphère, voici le négatif suivant, où elle apparaît bien en évidence au ras de l’horizon, sous forme de minces pellicules complexes.

Négatif révélant la fine pellicule d'atmosphère bas sur l'horizon

Négatif révélant la fine pellicule d'atmosphère bas sur l'horizon

Mais le meilleur est pour la suite, bien sûr, puisque cette atmosphère est BLEUE, comme la nôtre.

Pluton, un monde à l’atmosphère bleue

Et là, bien sûr, le spectacle se passe de mots.

Mais que dire, que penser devant tant de surprenantes coïncidences, qui nous font envisager ce monde comme une petite sœur de glace de la Terre ?

D’ailleurs, en est il seulement ainsi, certes, des zones de Pluton sont glacées, ce qui est normal. Il en est de même pour l’Antarctique chez nous, étant soumise à une température loin en dessous de zéro toute l’année.

Mais Pluton, elle, connaît une révolution orbitale bien différente. L’image ci-dessous montre les zones faisant face au Soleil et à la caméra, quant aux autres régions, elles ne sont pas encore visibles.

Plaine de glace de Tombaugh, constituée d'azote et de méthane

Plaine de glace de Tombaugh, constituée d'azote et de méthane

Il faut donc plutôt porter notre attention sur les zones équatoriales de cette planète, si on veut bien l’étudier.

Certaines images, notamment celles montrant la révolution de Pluton sur elle-même, font penser à un éclairage permanent de certaines régions.

Les zones équatoriales devraient être celles qui connaissent les plus fortes variations de température. Mais Pluton est presque complètement inclinée sur son orbite, donc, pour elle, les saisons doivent être très différentes. Il faut donc raisonner en imaginant la planète toujours couchée sur son orbite.

Zones recevant l'éclairage du Soleil

Zones recevant l'éclairage du Soleil

Le schéma ci dessus représente les zones qui reçoivent quotidiennement la lumière du Soleil, les autres régions étant plongées dans l’obscurité durant la moitié de l’année plutonienne, soit 124 ans, ce qui fait tout de même un peu long.

La rotation autour du Soleil s'effectue en 248 ans.

En couleurs, voici ce que cela donne, et les auteurs de cette image magnifique méritent de vives félicitations.

Pluton, un monde à l’atmosphère bleue

Au delà des couleurs, on réalise bien que les terrains sont très fortement contrastés. La plaine du splendide cœur de la région Tombaugh, est si parfaite qu’on a l’impression d’un marbre brillant qui vient d’être poli. Elle fait penser aux mers lunaires, à la surface parfaitement plane.

Pluton semble ainsi, puisque la zone entourant le cœur est fortement cratérisés, alors qu’aucun impact n’est visible sur sa belle surface nacrée.

Les cratères à l’ouest du cœur sont tout à fait intrigants, dont un en particulier, lequel se nomme Eliott, visible ici :

Aperçu du Cratère Eliott

Aperçu du Cratère Eliott

On voit tout de suite qu’Eliott est traversé de long en large, par une coulée descendante, puis ascendante, alors que ses parois sont très abruptes. On voit de même d’étonnantes formations sur les parois et au centre de ce cratère. Voilà qui est bien surprenant.

Quel est donc le cours d’eau qui peut ainsi descendre, puis remonter les pentes d’un cratère sans être affecté par la gravité ?

Comme il peut s’agir d’un lit de fleuve asséché, ou d’une autre structure naturelle, je ne m’aventurerai pas plus avant à commenter ces images qui font tout de même penser à une route.

Je me permets simplement de souligner combien les formes qui entourent le cratère sont curieuses.

La couleur brun roux de cette vallée est aussi bien étonnante, et n’étant pas spécialiste, je laisse les observateurs plus habiles que moi se faire leur propre idée sur le sujet.

Mais ce n’est pas la seule incongruité, puisque le cliché montrant la région des badlands, au bord Nord Ouest du glacier révèle de très nombreuses structures inattendues.

Vue des Badlands

Vue des Badlands

Voici ces formations étonnantes que j’ai entourées, et certaines trouvailles ne sont pas de moi, il importe de le souligner.

Pour bien voir ces structures de forme verticale ou faisant penser à des tours, des ponts, mais aussi des bâtiments reliés entre eux par des routes, je vous invite à grossir le cliché ci-dessous avec votre souris et à vous faire votre propre idée.

Etonnantes formations géométriques

Etonnantes formations géométriques

Alors y aurait-il sur Pluton des plantes géantes, comme des extrêmophiles, ou les ruines d’une civilisation ancienne ?

Ces constructions sont-elles des routes, des ponts, des voies ferrées, ou même des stations de ski, des remonte-pentes ?

Plus sérieusement, hypothèse fascinante, s’agit-il d’une civilisation passée ou présente qui se révèle à nous ?

Si une civilisation a pu habiter sur Pluton, cela signifie qu’elle a trouvé nécessairement le moyen de résoudre les problèmes liés à la survie dans un environnement aride et glacial. A moins bien sûr que Pluton puisse abriter des zones plus tempérées, comme des zones hydrothermales avec du volcanisme, par exemple.

Mais bien évidemment, je ne puis répondre à ces questions, n’étant pas assez qualifiée pour le faire. Je me permets simplement de souligner que de nombreuses formes à la surface de cette petite planète font penser à des êtres vivants, notamment des zones boisées, et à des constructions, surtout les tours en forme de parasol et les dômes brillants.

C’est aux scientifiques de nous répondre sur tout ceci, car de nos jours, les moyens ne manquent pas pour modéliser des structures en 3 D, et faire parler les images, qu’elles soient floutées ou non. Et le public serait certainement ravi d’avoir des réponses officielles sur tout ceci.

Cela éviterait également de faire circuler autant de fakes et de théories extravagantes sur les civilisations stellaires, en déformant la vérité.

Mais voilà, les milieux scientifiques qui pourraient expliciter ceci se taisent. Le débat reste donc ouvert face à autant d’incongruités, et je serai bien aise d’avoir une bonne explication.
Ce qui signifie autre chose que les défauts de caméras, ou les illusions d’optique, prétextes tellement pratiques pour éviter aux experts de se prononcer sur les images inattendues.

Ceux qui ont dépensé sans fin leur temps à obscurcir cette merveilleuse vérité, le regretteront amèrement. Le cœur de Pluton est un beau symbole d’ouverture sur l’éventualité d’un monde habité.

En effet, il serait donc très important de savoir de quoi il en retourne, et les personnes qui travaillent sur de telles images seraient bien avisées de les étudier de manière transparente, et de parler sans ambages.

Si une civilisation brillante habite à la surface de Pluton, comme à la surface de la plupart des corps du système solaire, le commun des mortels l’apprendra tôt ou tard, ce n’est qu’une question de temps.

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

Sites sources, et pour en savoir plus sur Pluton, prière de consulter les pages suivantes :

http://www.cieletespace.fr/node/18694

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronomie-calotte-polaire-pluton-vue-new-horizons-58097/

http://www.space.com/30577-pluto-sunset-atmosphere-photo-new-horizons.html

http://www.lemonde.fr/cosmos/article/2015/07/18/apres-ses-montagnes-pluton-devoile-des-plaines-glacees-a-la-sonde-new-horizons_4687932_1650695.html

http://www.lemonde.fr/cosmos/article/2015/09/12/pluton-de-nouveaux-cliches-revelent-les-reliefs-complexes-de-la-planete_4753823_1650695.html

Commenter cet article