Avatar, un film illustrant la reconnexion avec la Mère,

Publié le par Aurélia LEDOUX

Le droit à vivre libres des Na'vis

Bien des choses ont été écrites sur le film Avatar, du brillant réalisateur James Cameron.

Des choses souvent bien dures, voire calomnieuses, pour un film avec une histoire atypique qui présente enfin une civilisation stellaire intéressante, dont nous avons bien des choses à apprendre.

Voici ce qu'en dit Wikipédia :

L’action se déroule en 21541 sur Pandora, une des lunes de Polyphème, une planète géante gazeuse en orbite autour d'Alpha Centauri A, à 4.4 années-lumière.

Lorsque j’ai vu ce chef d’œuvre pour la première fois, il m’est apparu comme visionnaire, et en tout cas, faisant écho à mon ressenti par rapport à la vie qui emplit notre planète, une vie siégeant sur les hautes sphères spirituelles, d’allure irisée.

Dans cet article, je souhaite simplement souligner les aspects brillants qui m’ont profondément interpellée sur ce film de science-fiction novateur.

Avatar, c’est tout d’abord, pour ceux qui ne le connaitraient pas, la découverte de ce fantastique berceau vert de Pandora, dans un futur proche, par Jack Sully, un marine blessé à la moelle épinière et paralysé des jambes.

Il découvre une planète forestière, en réalité une lune forestière, orbitant autour d’une géante gazeuse et de son étoile. Donc, les premières images du film sont superbes.

Pandora est habitée par le peuple des Na'vis, qui vivent dans les arbres et possèdent un lien très fort entre les membres de leurs clans.

Chaque clan est en fait une famille. Les clans vivent un peu partout sur la planète, un monde forestier fantastique avec des arbres d’au moins deux kilomètres de haut, pour les plus grands.

Bien sûr, la première rencontre de Jack Sully avec les indigènes méfiants est assez abrupte au départ. Il parle avec la chef spirituelle, Moa’t, laquelle dit qu’il est impossible « d’enseigner leurs usages à ceux qui viennent du ciel ». « Car il est très difficile d’emplir une coupe qui est déjà pleine. »

Mais les signes spirituels sont clairs, et Jack est initié peu à peu aux usages du clan Omaticaya, qu’il apprend à mieux connaître. Les Na'vis chassent et vivent en collectivité, ils dorment en groupe dans le même arbre, afin de se protéger des prédateurs qui hantent les forêts. Il existe des chiens reptiliens à la peau noire et brillante avec six pattes, et des animaux proches d’un mélange de dinosaure herbivore et de buffle. Les animaux en 3D sont saisissants de réalisme. Il existe beaucoup de petits lézards volants, mais aussi des « ikrans » que les Na'vis domptent pour voler sur leur dos. Tout cela est très spectaculaire, cela me donne envie de revoir le film !

Jack en vient lui même à devoir passer cette épreuve, et il réussit avec brio. Il est ainsi accepté par la tribu et tombe amoureux de la belle Neytiri, la fille du chef. Ensuite, il tente de faire son possible pour que les Na'vis soient épargnés, mais il s’aperçoit que les militaires se sont servis de lui pour connaître les points stratégiques faibles des indigènes.

Après une attaque surprise, les Na'vis sont décimés, et fuient.

La planète Pandora est très particulière, puisqu’elle possède des gisements d’unobtainium, un minerai fantastiquement rare, dont le prix sur Terre est exorbitant. A partir des profits juteux réalisés par l’industrie minière, il est possible de financer des travaux de laboratoire, menés par une équipe de chercheurs.

Ce minerai local est très particulier, il est parcouru de petits éclairs bleutés. Il semble posséder des propriétés ferromagnétiques, phosphorescentes et aussi dégager une radioactivité naturelle très légère.

Ce qui est très intéressant, c’est de constater que la présence de ces gisements coïncide avec les lieux où se trouvent les arbres sacrés des Na'vis, et où ils communient avec Eywa, leur déesse-mère, mais aussi avec la voix de leurs ancêtres.

Eywa, leur divinité, siège au cœur de Pandora, et les Na'vis, pensent que chaque défunt retourne auprès d’elle. Ils possèdent de plus des particularités physiologiques étonnantes.

Les Na'vis, sont des humanoïdes de très grande taille, 2M50, à 3 mètres, à la peau bleue magnifique et aux grands yeux vifs, verts ou dorés. Leurs visages sont très expressifs, et la nuit venue, leurs corps se parent de petits points de lumière phosphorescents du plus bel éclat.

Comme ils grimpent aisément aux arbres, ils possèdent une longue queue pour s’équilibrer.

Mais le plus extraordinaire, est cette excroissance de leur rachis cérébral qui se tient dans leur longue tresse de cheveux. Ils le nomment le lien, « tsaheylu », et l’emploient pour communier par l’esprit avec les animaux, les plantes, et même le sol de leur monde !

Donc, les Na'vis, sont un peuple en apparence sous développée, aux yeux des colons terriens.

Pourtant, ils pratiquent la télépathie avec les animaux, connaissent parfaitement l’harmonie qui unit la Mère et les êtres vivants sur leur monde, ils s’intéressent beaucoup à la spiritualité.

J’irai même plus loin pour affirmer que les Na'vis ressemblent vraiment aux Amérindiens.

En effet, ces derniers sont des archers habiles, montent à cru sur leurs coursiers, échangent par télépathie avec les chevaux et les serpents. Lorsqu’ils tuent un animal à la chasse, ils le remercient du présent de sa chair, et aident son âme à passer dans l’au delà. Ils connaissent le temps qu’il fera, et invoquent les esprits de la nature.

Contrairement à nous autres Occidentaux, les Indiens ne pratiquent pas la répression des émotions, ils les laissent jaillir d’eux-mêmes. Les Na'vis sont ainsi, très impulsifs, et cette fougue se traduit par un courage sans nom, lorsqu’ils doivent affronter des hélicoptères de combat et des vaisseaux bombardiers.

Dans leur histoire, les Indiens ont du faire face aux inventions terrifiantes des blancs et se battre juste avec des arcs et des flèches, face à des fusils de guerre et des canons.

Donc, les Indiens, de même que les Na'vis, sont un peuple connecté à la Terre. Ils ont un savoir que nous avons perdu en nous urbanisant.

Mais ce qui est frappant dans le film avatar, c’est d’assister à la reconquête d’un peuple dit primitif, un peuple qui doit faire face au pillage croissant orchestré par les industries de la Terre. Celles-ci s’accaparent le droit d’extraction minier et apparaissent comme des parasites. Elles ne demandent pas le permission de creuser le sol, mais imposent cela aux indigènes, et ne donnent rien en échange.

Cela dit, les indigènes ne sont pas intéressés par ce que la « civilisation » a à leur apporter, ils ne veulent pas de vêtements, d’autoroutes, d’écoles, ni de bière. Ils veulent juste continuer à vivre comme ils l’ont toujours fait, en étant vraiment libres.

Les escouades de marines, (des Américains je suppose), comme Jack Sully, sont venus là pour tuer au besoin le gibier Na'vi qui empêchera le succès de ces opérations, avec une importante artillerie lourde. Les hommes les plus féroces et les plus impitoyables ont été recrutés pour « pacifier » la planète.

L’atmosphère de Pandora est irrespirable pour les Terriens qui s’asphyxient en deux minutes. Voilà pourquoi ils doivent porter des masques et vivre dans des bases étanches.

Les colons terriens en place sur Pandora, sont cependant divisés. Il existe en premier les industries minières, hésitant à massacrer des indigènes, et notamment des enfants.

Le regard de la caméra montre le pillage de la nature par l’homme, une nature qu’il ne connaît même pas, et qu’il n’a qu’à peine étudiée. Donc, les forêts sont incendiées, même les sites sacrés, et le lieu d’habitat des populations, comme l’arbre-maison des Na'vis, qui n’ont nulle part où aller.

Il existe un parallélisme frappant avec les massacres d’Indiens qui ont lieu en Amazonie, par des mercenaires ou plus simplement des hélicoptères. Ces derniers déversent des maladies, des gaz, ou incendient la forêt, tuant des Indiens innocents.

Tout cela dure encore de nos jours, simplement parce que ces Indiens habitent sur des gisements de cuivre ou de pétrole. Comme les Indiens qui vivent dans les forêts n’ont pas d’existence administrative, aucun état civil, de tels massacres passent inaperçus.

Donc, les Na'vis sont un peuple entravant une extraction minière massive. Le plan de la Terre est simple, piller ce monde sans ce soucier des conséquences.

L’unobtainium participe à la vie de Pandora, sa phosphorescence se révèle la nuit, on voit donc, que les plantes et les habitants sont emplis eux aussi de ce composé bleuté. Le sol réagit et s’illumine aux pas des indigènes. L’arbre des âmes est le lieu où les Na'vis communient avec la mère, depuis des générations et des générations. Ce lieu est entouré d’un vortex magnétique surpuissant qui gêne le guidage des appareils militaires.

Certains soldats sont révoltés par la manière dont les Na'vis sont massacrés, ils font alliance avec les scientifiques, désireux de préserver ce monde sublime, et s’enfuient dans les montagnes.

Les scientifiques représentent une branche ouverte de la connaissance, notamment le Docteur Grace Augustine, une botaniste passionnée. Elle réalise que Pandora est en train d’être peu à peu détruite et que son peuple est un ennemi idéal à abattre.

Elle a découvert que les arbres sont tous connectés entre eux par un réseau énergétique semblable à un mycélium géant. Ce vaste réseau énergétique constitue une banque de données stupéfiante, de milliards et de milliards de connexions, bien plus que dans le cerveau.

C’est en réalité la mémoire entière de la planète ET DE TOUS CEUX QUI Y ONT VÉCU.

Tout cela, évidemment, me fait penser à ce qui m’a été donné de voir dans des visions analogues.

Sur Terre, cette mémoire est concentrée dans les cristaux de quartz, et aussi de calcite des grottes. Voilà pourquoi sûrement nos ancêtres aimaient les grottes, comme les Na'vis, ils arrivaient par la transe ou d’une autre manière à se relier à cette connaissance ancestrale. Ils arrivaient à voir les pas exacts de ceux les ayant précédés.

Les arbres communiquent effectivement entre eux, par leurs racines, bien sûr, mais aussi par le vent qui agite leurs feuilles faisant naître des ondes très subtiles dans l’air. Ils forment un peu comme des familles et je perçois de mieux en mieux les vibrations qui s’en échappent. Il existe également des esprits très sages qui veillent sur certains arbres.

Il en est de même pour les animaux, qui réagissent très bien aux influx de bienveillance des êtres humains. Lorsque je tente de photographier des animaux sauvages, il leur arrive de ne pas s’enfuir, mais de me regarder avec une grande curiosité. Je suis bien sûr la première émerveillée de ce contact.

Les liens entre les Na'vis et leurs lézards volants, les ikrans, m’ont particulièrement frappée à cet égard. C’est la première fois au cinéma que je vois une telle fusion, un tel lien psychique entre des animaux sauvages et des êtres humains.

Avatar est donc un film magistral qui illustre la reconnexion avec notre monde. Il fait naitre des larmes de joie lorsque la belle Neytiri fonce dans le ciel avec son dragon volant, en passant au ras des falaises. C’est la reconquête de la liberté !!!

Celle-ci s’opère également pour Jack Sylly, condamné à se déplacer dans une chaise roulante. Il subit les railleries des autres légionnaires dès son arrivée à la base.

On apprend que l’armée de la Terre a déjà colonisé d’autres planètes, d’autres systèmes.

Elle vient sur Pandora pour s’approprier les gisements d’unobtainium et exercer une sévère répression sur les habitants qualifiés de « singes bleus ».

On apprend aussi que, parallèlement à cette campagne d’intimidation et de peur, des recherches sont menées pour comprendre les écosystèmes très particuliers de la belle Pandora.

Ces recherches au coût astronomique visent à essayer de pacifier les Na'vis en dialoguant avec eux.

Cela se fait au moyen des avatars, ces fameux corps développés en couveuse avec une hybridation Terriens/ Na'vis. Les avatars peuvent respirer sans masque l’air de la planète.

L’esprit du pilote d’avatar est projeté à distance dans un corps endormi, au moyen d’une machine qui harmonise les impulsions cérébrales du « pilote » et du corps à contrôler.

Jack Sully doit donc contrôler à distance un corps qui lui ressemble. Il prend la place de son frère jumeau défunt, de manière fortuite pourrait-on dire. Mais bien sûr, rien n’est hasard dans ce film, puisque la venue de Jack Sully va tout changer !

Il réapprend à courir avec un autre corps que le sien avec une joie presque douloureuse. Tout cela est admirablement bien montré dans des images superbes.

Le point culminant du film est l’affrontement final. A la veille de la bataille, Jack Sully parle à la Mère, au lieu sacré de l’arbre des Âmes. Il lui révèle ce que les humains ont fait sur Terre, laquelle est devenue une immense ville de ciment et de goudron. Ils ont « tué leur Mère » dit-il. Mais Eywa, qui doit simplement veiller au bon équilibre de la vie et n’est pas censée prendre parti, décide de changer le cours de la bataille.

Alors que les Na4vis sont décimés, des légions d’oiseaux, de lézards volants et de dragons féroces attaquent les vaisseaux bombardiers. Au sol, les animaux carnivores déciment les rangers et se jettent sur les véhicules tout terrain, qu’ils aplatissent comme des crêpes.

La victoire intervient donc.

« Ceux qui viennent du ciel » doivent s’en retourner avec leurs blessés sur leur monde agonisant. Les Na'vis conservent le matériel de guerre afin de veiller à la protection de leur planète, et acceptent que des Terriens dévoués restent sur leur monde.

Finalement, Jack Sully a le privilège de renaître entièrement dans le corps d’Avatar, et de venir l’habiter pour de bon. Les Na'vis lui font cette grâce pour avoir réussi à libérer leur monde.

Ce film est donc édifiant, c’est la première fois au cinéma après la Guerre des Étoiles épisode 6, (avec les Ewoks), que l’on assiste à l’écrasement d’une puissance technologique supérieure, par un peuple vivant en harmonie avec la nature.

Le film de James Cameron est aussi une ode brillante à la défense des peuples opprimés par les industries minières qui continuent à se remplir les poches sans éthique, à travers le monde.

Il met en exergue le droit à résister à ces pratiques de pillage de la nature, fondées sur l’ignorance de l’harmonie subtile de notre environnement. Le mal que nous faisons à la Terre, nous le faisons aussi à nous mêmes et à ceux qui fouleront ce sol après nous, voilà pourquoi il nous faut la protéger.

Ce n’est pas un concept écologiste ringard, c’est simplement une réalité présente, A LAQUELLE NOUS DEVONS TOUS FAIRE FACE.

A la lecture d’autres textes, je dirai que le réalisateur du film va beaucoup plus loin, puisqu’il révèle que le concept de conquête de l’espace est une bien grande arrogance de notre espèce. Avant de songer à conquérir d’autres mondes, il nous faut déjà arriver à face face aux problèmes environnementaux que nous ne sommes pas encore parvenus à régler, comme la pollution, la gestion des déchets, et le « vite consommer puis jeter ».

Pourquoi jeter des objets qui sont encore en bon état ? Il y en a tellement déjà dans les décharges. Sommes-nous devenus esclaves de la mode et du faire valoir social, au point d’ignorer le gaspillage généré par l’industrie de consommation de masse ?

Aller spolier indument les ressources d’un autre monde ne nous sera pas permis, et ne fera qu’étendre le problème.

Si ce que disent les informateurs militaires est vrai, si l’armée de la Terre a déjà visité d’autres mondes où elle a implanté des colonies, alors, j’espère qu’elle l’a fait avec respect, en protégeant les peuples qui s’y trouvaient déjà en les respectant, et en préservant aussi les écosystèmes qui s’y trouvaient avant sa venue.

Je fais le vœu que le film Avatar, ouvre la possibilité d’un échange brillant avec nos frères et sœurs de l’espace, dont la présence se fait de plus en plus sentir.

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