LE SOLEIL ET LA LUMIERE FROIDE 2/2

Publié le par Aurélia LEDOUX

LE SOLEIL ET LA LUMIERE FROIDE 2/2

LA VERITABLE IMPLICATION DU RAYONNEMENT SOLAIRE SUR LES PLANETES ELOIGNEES

Voici la suite de l'article précédent, disponible ici :

http://une-petite-lumiere-pour-chacun.over-blog.com/2015/07/le-soleil-et-la-lumiere-froide.html

Il m'a semblé en effet préférable de le diviser pour faciliter sa lecture.

Je tiens donc à souligner le fait que la température mesurée tout autour de la Terre, et plus particulièrement dans la thermosphère, n'est pas aussi chaude qu'il apparaît au premier abord.
Donc, les instruments précisent une valeur, laquelle est sans effet en raison du vide spatial.

Il importe donc de souligner ici, l'écart entre la valeur annoncée par les instruments, et la température ressentie par le corps humain, les corps spatiaux, radicalement différente.

Cela advient en raison de l'existence du vide spatial.

Certes l’espace est mesuré comme chaud, autour de la Terre, empli de rayonnement thermique, mais les températures mesurées n’ont pas d’effet.

Pourrait-on dire, la chaleur se trouve bel et bien abritée dans la thermosphère, mais elle n’est point diffusée. La thermosphère ressemble un peu à une sorte de réservoir.

Pour en savoir plus sur la thermosphère et la mésosphère, vous pouvez consulter le lien suivant :

http://la.climatologie.free.fr/mesosphere/mesosphere.htm

La chaleur n’est diffusée que plus bas, près du sol, pour que les êtres vivants puissent en bénéficier. Cela est donc très élaboré.

En regardant les schémas des courbes de température de l’atmosphère terrestre, on a l’impression que celle-ci agit un peu comme un filtre et transforme les dangereux ultraviolets du Soleil en douce chaleur.

LE SOLEIL ET LA LUMIERE FROIDE 2/2

Tout autour de la Terre se trouvent de même, à une grande distance, les ceintures de Van Allen qui filtrent le vent solaire, des particules très hautement énergisées, qui pourraient être dangereuses pour la vie, mais aussi engendrer d’importantes pannes.

Le vent solaire affecte régulièrement le réseau de distribution électrique en générant des surtensions. Il est si puissant qu’une grosse éruption solaire peut endommager facilement des transformateurs de courant électrique.

Partons plus loin, beaucoup plus loin, près de Jupiter et de Saturne.

Le vent solaire n’est pas censé souffler si loin, n’est ce pas ?

C’est ce que pensaient les chercheurs jusqu’à tout récemment, puisqu’ils ont photographié de splendides aurores polaires sur la quasi-totalité des planètes du système solaire. En particulier les planètes géantes.

AURORE AU POLE NORD DE JUPITER

AURORE AU POLE NORD DE JUPITER

Ces deux planètes sont très éloignées du Soleil, bien plus que la Terre.

En effet, la Terre gravite à 150 millions de kilomètres du Soleil, Jupiter à 778 millions de km ; Saturne à 1.421 milliard de kilomètres.

Il convient d’en déduire donc par un calcul simple, que la « chaleur » de l’espace qui entoure ces planètes doit être au moins divisée par 8, voire 10 pour Saturne, par rapport à la Terre.

Partant de ce principe, il convient d’examiner les schémas avec la courbe du coefficient de lumière (théoriquement reçue par les planètes), à mesure que l’on s’éloigne du Soleil.

DEGRE DE RAYONNEMENT SOLAIRE SUPPOSE EN FONCTION DE LA DISTANCE

DEGRE DE RAYONNEMENT SOLAIRE SUPPOSE EN FONCTION DE LA DISTANCE

Voici un autre schéma sur la température de surface des planètes.

LE SOLEIL ET LA LUMIERE FROIDE 2/2

N’étant pas mathématicienne dans l’âme, je constate simplement que la courbe n’est pas régulière, Vénus est bien au-dessus, la surface de Jupiter, laquelle ne figure pas sur ce schéma, devrait se situer aux alentours de 200 à 1000 degrés.

De récentes études ont en effet chiffré cette température, loin en dessous de son atmosphère nuageuse très dense, et assez éloignée de la surface brûlante, elle serait tempérée.

Jupiter et Saturne sont des planètes, dites « gazeuses ». Je mets ce mot entre guillemets, car les astrophysiciens considèrent que leur surface ne serait qu’un très vaste océan baigné de nuages.

Ici, vous trouverez un article passionnant sur l’atmosphère jupitérienne mentionnant la possible présence de bactéries, ainsi que des températures tièdes :

http://www.astrosurf.com/luxorion/bioastro-contaminatioet3.htm

Après examen des schémas, qu’il s’agisse de Jupiter, Saturne ou Titan, la température de très haute atmosphère avoisine toujours 150 à 160 degrés K (-123 à - 113°C)

Voici les trois admirables schémas de ces mondes panachés de nuages.

Atmosphère de Jupiter

Atmosphère de Jupiter

Atmosphère de Saturne

Atmosphère de Saturne

Atmosphère de Titan son satellite, suite à la descente de la sonde Huyghens

Atmosphère de Titan son satellite, suite à la descente de la sonde Huyghens

On constate ensuite le même cheminement de la température jusqu’à la surface. Plusieurs couches ionisantes et filtrantes à la fois, purgent le rayonnement solaire de sa haute énergie et le convertissent en chaleur.

Ce qui est très intéressant de souligner, c’est que ces mondes éloignés possèdent tous une atmosphère fort épaisse.

A tel point que sur la surface de Jupiter, la température serait… tiède, et oui, dans la couche nuageuse intermédiaire.

Très près de la surface « océanique », en raison des pressions énormes, elle avoisinerait 200 à 1000 degrés C°.

Jupiter est donc un monde qui émet une formidable quantité d’énergie, une étoile en dormance, ou sur le point de s’éveiller, d’après certains chercheurs.

De même, cette théorie du soleil froid, a le mérite de rendre acceptables les températures de fournaise qui règneraient sur Mercure et sur Vénus.

Les scientifiques de la NASA se plaisent en effet à dépeindre Vénus comme une planète ayant une densité atmosphérique semblable à celle d’un fonds océanique de 6000 mètres de profondeur, dont la pression est effroyable, (et la température de plus de 400 degrés !).

Partant de ce principe, la sonde Venera aurait du être freinée aisément par cette atmosphère dense semblable à de la gelée, en s’enfonçant lentement dans les nuages.
Or un parachute a été nécessaire pour ralentir Vénera 13 et 14 ! Comment l’expliquer ?
Comment expliquer que le parachutage des sondes Vénéra ait été nécessaire, qu'elles aient du être freinées pour entrer dans l’atmosphère vénusienne ?

Comment expliquer de même, la superbe cartographie du monde vénusien, malgré cette atmosphère épaisse, cette chaleur de fournaise ?

Je ne peux même pas placer cette magnifique carte en couleurs du monde vénusien consultable ici tant sa résolution est élevée :

http://www.lpi.usra.edu/resources/vc/

Vénus sans son atmosphère

Vénus sans son atmosphère

Voilà qui est bien surprenant !

Il faut reconnaître qu’une telle cartographie dépasse bien les pâles cartes des fonds sous-marins de notre globe, même à 3000 mètres de profondeur, et celles de la Lune, lesquelles offrent seulement de pauvres détails.

Il en est de même pour Mars, qui a été aussi assimilée à un monde inhospitalier. Cette fois, la planète possèderait une atmosphère extrêmement ténue, trop ténue pour abriter la vie !

Malgré cette atmosphère filiforme dénuée de portance, les rovers Spirit, Opportunity, et Curiosity ont été équipés … de parachutes ! Eh oui !
Et là encore, je me demande comment un parachute peut bien fonctionner dans un monde quasiment dépourvu d’air ! Vraiment, c’est une question à laquelle j’aimerai avoir une véritable réponse !

Je tiens à souligner que les parachutes en question ont subi des tests extrêmement rigoureux pour ne pas se déchirer, ils ont été conçus pour être particulièrement résistants et ralentir le plus possible les trois rovers.

De plus, est-il besoin de le préciser, la mission Curiosity a coûté la bagatelle de 2.5 milliards de dollars. Fait important, c’est nous qui payons tout cela avec nos impôts, sans parler bien sûr des énièmes rovers à venir !
Pas mal pour explorer un monde prétendument désertique, et dénué de formes de vie !!!

Si Mars est toujours considérée par certains comme une planète rouge, une chose est sûre, on nous prend vraiment pour des bleus !

Il est bien temps que cela change !

Et il est aussi particulièrement heureux que des personnes ayant des informations sur la NASA se mettent à parler.

J’admire le courage de ces chercheurs qui honorent véritablement la science, sans se soucier du landernau, en particulier Gilbert Levin, lequel a publié plusieurs rapports sur les formes de vie martiennes sur son site, ainsi que la composition réelle de l’atmosphère, ses températures réelles.

Le docteur Gilbert Levin a assisté à la retransmission des premières images de Mars, données par la sonde Viking, il y décrit des rochers moussus et un ciel bleu. La teinte des roches fait penser, affirme t’il, à un paysage de l’Arizona.

Pour ceux qui aimeraient des informations sur Mars, vous pouvez consulter l’article suivant :

http://une-petite-lumiere-pour-chacun.over-blog.com/2015/04/de-discretes-formes-de-vies-a-la-surface-de-mars.html

Ainsi que celui-ci :

http://une-petite-lumiere-pour-chacun.over-blog.com/2015/04/les-vraies-couleurs-de-mars.html

Suite à cette brève analyse, les éléments suivants apparaissent.

La température de surface des planètes ne serait pas conditionnée par leur distance au Soleil, mais plutôt, par l’épaisseur de leur atmosphère et surtout de leur ionosphère.

Ces dernières agissent comme des filtres et des convertisseurs d’énergie, elles transforment le rayonnement ultraviolet du Soleil en chaleur et en lumière.

L’éloignement supérieur de la Terre au Soleil durant l’été, révèlerait bien que l’épaisseur de l’atmosphère est déterminante, pour engendrer les températures.

Le rapprochement de notre planète au Soleil, durant l’hiver n’aurait donc bien aucune incidence sur l’élévation de la température. S’il fait plus chaud l’été, ce serait simplement que les rayons solaires tombent à la verticale, donc, par là même traversent une couche d’atmosphère/ ionosphère plus épaisse.

S’il fait plus chaud à l’équateur, ce serait juste parce que l’atmosphère de la Terre est plus épaisse à cette latitude.

Le degré d’inclinaison du rayonnement solaire frappant la surface terrestre, ne suffirait pas à expliquer les amplitudes thermiques à lui seul.

Pour se convaincre de cette théorie, le rayonnement de Jupiter est tout à fait révélateur. Jupiter rayonne ainsi bien davantage d’énergie qu’il n’en reçoit du Soleil, grâce à sa formidable atmosphère et à son champ magnétique surpuissant.

C’est bien la preuve déterminante, que le Soleil possèderait en effet une radiance de corps ultraviolet à lumière froide, et qu’il ne diffuse pas sa chaleur par rayonnement direct, comme on pourrait le croire au premier abord.

La preuve de cette non-diffusion de la chaleur par infrarouges dans le vide apparaît bien, si l’on considère que les molécules d’air sont indispensables à « révéler » chaleur et lumière.

La chaleur du Soleil se diffuse donc autrement jusqu’aux planètes.

Le Soleil agirait plutôt un peu comme un four à micro-ondes pour pouvoir offrir son énergie à des corps situés aussi loin que Jupiter. Ces mondes seraient en effet trop loin pour recevoir le vent solaire ainsi que le fait la Terre.
C’est une interaction subtile entre leurs champs magnétiques propres et celui du soleil qui serait à l’origine des aurores polaires.

Cette faculté du rayonnement solaire à se transporter à de très grandes distances par delà le vide spatial,(sous forme de micro-ondes, et non de champ infra-rouge) remet bien en question la vision que nous pourrions avoir du caractère habitable des mondes qui nous entourent.

Car en effet, si le Soleil rayonne son énergie par un flux d’ondes, plutôt que par un champ direct, la distance efficace de son rayonnement est décuplée, voire centuplée.
Quel bonheur de songer alors à tous ces petits corps glacés, notamment les satellites des planètes qui ne seraient pas si froids que cela !

Je pense en particulier à Pluton dont la sonde New Horizon a diffusé les premières images !

Ce cœur sur Pluton est à nouveau un beau cadeau du cosmos, qui nous révèle à chaque fois des splendeurs inespérées.

Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

Commenter cet article